mardi 27 octobre 2020
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Mesures sanitaires à Toulouse : le Stade Toulousain inquiet pour son quart de finale de Coupe d’Europe

Didier Lacroix, président du Stade Toulousain, espérait encore pouvoir négocier une dérogation avec la préfecture afin d’augmenter la jauge autorisée pour la réception de l’Ulster en quart-de-finale de Coupe d’Europe. Mais avec le durcissement des mesures sanitaires que vient d’annoncer le préfet de Haute-Garonne pour la Ville rose, ses espoirs son quasiment réduits à néant.

©Twitter Didier Lacroix

“Je n’ai pas l’intention de donner des dérogations pour les rassemblements de plus de 5 000 personnes. Ce serait incohérent avec la mesure prise aujourd’hui (port du masque obligatoire dans toute la ville de Toulouse, ndlr).” Avec cette déclaration, Etienne Guyot, préfet de Haute-Garonne, vient doucher les derniers espoirs de Didier Lacroix. En effet, le président du Stade Toulousain était encore en pleine négociation avec le représentant local de l’Etat pour augmenter la jauge de spectateurs pouvant assister au quart-de-finale de Coupe d’Europe le 20 septembre prochain, au Stadium.

Ce seront donc 5 000 spectateurs qui pourront assister à cette rencontre entre le Stade Toulousain et l’Ulster, pas un de plus. Problème : initialement prévu début avril 2020, 30 000 personnes devaient prendre place au Stadium pour ce quart-de-finale de Coupe d’Europe. 25 000 d’entre se retrouvent donc sur le carreau… Un peu moins, si l’on ne prend pas en compte les invitations.

Qui restera sur le carreau ?

Alors, deux options sont encore possibles. Reporter à nouveau la rencontre ou rembourser les billets aux supporters qui ne pourront pas accéder à l’enceinte du Stade. La première option s’avère délicate au vu du calendrier national et des reports de matchs déjà effectifs, et ne pourra être de toute façon prise que par l’EPCR, organe directeur des compétitions européennes. La seconde option quant à elle, fragiliserait le Stade Toulousain, déjà en proie à de nombreuses incertitudes financières. Didier Lacroix confiait d’ailleurs à France Bleu, il y a un mois, que si les matchs devaient se tenir à huis clos “notre club aurait une espérance de vie de 40 jours. La jauge de 5 000 spectateurs n’offrirait qu’un bref sursis”.

Autre problème, comment choisir les 5 000 personnes qui auront la chance d’assister à la rencontre Stade Toulousain-Ulster ? Les abonnés seront-ils privilégiés au détriment des supporters occasionnels ? Les Toulousains seront-ils prioritaires sur les Irlandais ? Les billets achetés pour des places en tribunes centrales passeront-ils avant les virages ? Autant de questions que devront trancher les Rouge et Noir.

 

Severine Sarrat
Au journal depuis 2008, elle en connaît tous les rouages. D’abord journaliste polyvalente, puis responsable des pages économiques, elle est aujourd’hui rédactrice en chef.

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