mercredi 8 décembre 2021

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Toulouse : Bonjour Chef innove avec la livraison de repas gastronomiques

À Toulouse, la plateforme Bonjour Chef fait le pari d’adapter le principe de la livraison à domicile et de la vente à emporter à la cuisine gastronomique.

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La plateforme Bonjour Chef propose un service de livraison à domicile de plats gastronomique à Toulouse © Bonjour Chef

« C’est une sorte d’Uber Eats gastro à la française », synthétise Olivier Robinet, le créateur de Bonjour Chef, une plateforme de livraison et de commandes à emporter de repas gourmands. Lancée ce lundi 25 octobre, cette application toulousaine a pour ambition de faire rimer vente à emporter, plaisir, qualité et gastronomie française. « Ce projet est né du constat qu’il n’existait pas de plateforme dédiée à la cuisine française qui soit pensée par et pour nos chefs. Certains avaient tenté leur chance sur celles déjà existantes, mais ils n’y trouvaient pas leur place. La livraison, ce n’est pas leur métier », précise-t-il.

Uber Eats, Tricatel et cuisine française

Reprenant à son compte l’adage qui affirme que l’on ne mélange pas les torchons et les serviettes, ce commercial spécialisé depuis 20 ans dans les fournitures pour la restauration s’est entouré de dix chefs locaux soigneusement sélectionnés pour concrétiser une idée qu’il mûrissait depuis près de trois ans. « Ce sont eux qui m’ont poussé à me lancer », assure Olivier Robinet qui reconnaît que la pandémie et le désenchantement des chefs s’étant risqués à proposer des services de livraison ont servi d’accélérateur. « Les plateformes existantes n’offrent que du Tricatel (du nom l’entreprise fictive de nourriture industrielle dans le film l’Aile ou la cuisse, NDLR). Il y a du fast-food américain, des plats italiens, grecs ou japonais, mais la cuisine française n’y trouve pas sa place », souligne-t-il. Une absence dans laquelle il a vu une opportunité.

Dix chefs toulousains et six formules

Romain Brard, du Genty-Magre, Simon Carlier du Solide, Eric Binazet du restaurant Chez Jeannot, entre autres, se sont ainsi prêtés au jeu et ont concocté des menus adaptés aux six formules thématiques spécialement pensées pour la plateforme. « Il n’y a pas de chef étoilé. Nous souhaitons plutôt rendre accessible et mettre en avant une cuisine faite de bons plats traditionnels et mijotés », précise Olivier Robinet. “Le midi”, “Le soir”, “Les spécialités”, “Les mijotés”, “Les repas entre amis” ou “Les dimanches en famille”, tous les chefs s’engagent à changer régulièrement de rubrique pour renouveler les propositions aussi souvent que possible.

Du “bon manger” à un prix raisonnable

Avec une formule du midi à 19 euros, la plateforme espère jouer dans une autre cour que les habituels fast-foods, sans pour autant laisser les prix flamber. « Pour quelques euros supplémentaires, vous n’avez pas la bière et le coca, mais vous basculez sur du “bon manger”. Nous avons pris soin de nous aligner sur les tarifs moyens des restaurants », assure le fondateur de Bonjour Chef qui s’est accordé avec les cuisiniers pour ne pas répercuter le coût de la livraison sur la note. Un service qu’il a souhaité déléguer à la société Urby, refusant ainsi de participer au phénomène d’uberisation et au profit du travail salarié.

Des livraisons en camion électrique

De même, Olivier Robinet a fait le choix de la livraison en camion électrique afin de se démarquer. « Je ne veux pas utiliser le vélo. On aurait pu le faire, mais je préfère la voiture. C’est une manière d’affirmer que nous ne sommes pas directement en concurrence avec les autres plateformes », justifie l’entrepreneur. Autre différence, Bonjour chef se refuse à entrer dans la course à l’immédiateté. Pour un plat à emporter, les clients doivent passer leur commande au moins deux heures avant le repas et, pour être livrés, du matin pour le soir.

Une plateforme pour les Toulousains

Dans un premier temps, la plateforme ne sera accessible qu’aux gourmets de la première couronne de la métropole toulousaine. Avant de s’ouvrir, si le succès est au rendez-vous à d’autres communes. « Nous espérons livrer quelques centaines de repas par mois. Ce serait déjà une belle réussite », vise Olivier Robinet.

Nicolas Belaubre
Nicolas Belaubre a fait ses premiers pas de journaliste comme critique de spectacle vivant avant d’écrire, pendant huit ans, dans la rubrique culture du magazine institutionnel ‘’à Toulouse’’. En 2016, il fait le choix de quitter la communication pour se tourner vers la presse. Après avoir été pigiste pour divers titres, il intègre l’équipe du Journal Toulousain, alors hebdomadaire de solution.
 

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