vendredi 4 décembre 2020
Economie Thirty One : Deux roues, deux hommes

[Zoom entreprise] Thirty One : Deux roues, deux hommes

Déclic. Quand deux passionnés du vélo s’associent pour créer un concept innovant, ça donne Thirty One. Une marque de vélo électrique haut de gamme développée en région toulousaine, et commercialisée dans toute la France.

 

« La Révolution passera par le vélo », comme le dit la chanson. En 2015, la révolution, c’est le vélo électrique. Clément Bonneau et Christophe Baeza ont su profiter de la tendance pour créer leur entreprise au bon timing. Le premier, ancien mécanicien dans un magasin de vélo, qui a aussi travaillé pour Commencal et Sunn, le second, compétiteur de VTT en descente. Les deux font la paire. En mai 2013, ils créent Thirty One et commercialisent leur premier modèle un an après. Leur cible : « les magasins spécialisés haut de gamme qui vendent aux particuliers », explique Christophe Baeza. Dans le département, la marque compte trois points de vente, auxquels il faut ajouter les deux magasins en Gironde et celui en Alsace. Sans oublier le Danemark…  « Nous avons clairement une volonté de nous développer à l’étranger, mais pour 2015, l’objectif est d’abord de multiplier les points de vente sur le territoire français », précise Christophe. L’autre axe de développement sera également de poursuivre l’implantation de vélos électriques en libre-service dans les villes. Thirty One a été le premier à mettre en place ce dispositif dans la commune de Vanne, « d’autres expérimentations sont en cours, mais nous ne pouvons pas encore révéler où », avoue le chef d’entreprise, qui espère tout de même « pouvoir développer le vélib électrique dans la région ! »

Le vélo électrique a clairement le vent en poupe dans les villes. Pratique et écolo, il est dans l’air du temps et le marché commence à devenir concurrentiel. Quelle est la particularité de Thirty One ? « Le changement d’assistance automatique lorsqu’on appuie d’une certaine façon sur les pédales ». En clair, les vitesses changent toutes seules. Une attention particulière a été portée au design  du produit, mais aussi aux équipements de sécurité (contre le vol des roues et de la selle). « Autant de petites choses qui rendent ce vélo unique », selon Christophe Baeza. Pour l’instant, la société a créé le modèle E-matic (électrique) et le G8,  vélo classique dont la particularité est de ne plus avoir de chaînes (le changement de cycle est intégré dans le moyeu) : « Impossible de dérayer ! » D’autres modèles sont actuellement à l’étude. Les deux associés sont soutenus par le Conseil régional et Midi-Pyrénées Investissement « pour tout ce qui est financement de l’innovation », précise Christophe, qui a des objectifs précis en termes de ventes : « 500 en 2015, 1000 en 2016, 1500 en 2017… Soit 1 million d’euros de CA cette année, deux millions l’an prochain etc… », détaille-t-il. L’ambition est grande, mais le chef d’entreprise est confiant : « Il se vend 400 000 vélos électriques par an en Allemagne, et 40 000 en France donc la marge de progression est énorme. » Thirty One, aujourd’hui à l’équilibre, devrait poursuivre sa route avec le vent dans le dos.

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