mercredi 25 novembre 2020
Economie L’excellence opérationnelle pour retrouver la compétitivité des entreprises

L’excellence opérationnelle pour retrouver la compétitivité des entreprises

Réflexion. Après avoir présenté à l’Assemblée nationale sa solution innovante pour améliorer la compétitivité des entreprises françaises, David Machenaud, directeur associé du cabinet OPEO, organisait vendredi dernier, une journée « excellence opérationnelle » à Blagnac. Retour sur une méthode qui pourrait bien ouvrir de nouvelles perspectives.

 

David Machenaud, vous avez animé, à l’Académie pour le déploiement de l’agilité et de la confiance de Toulouse, la Journée de l’excellence opérationnelle, graal pour tout chef d’entreprise…

Le but était de faire connaître l’excellence opérationnelle à des institutionnels et des PME car nous pensons qu’il s’agit d’un levier extraordinaire. Pour diffuser cette idée, nous avons donc élaboré une journée durant laquelle les participants étaient placés dans un environnement de production, monté par nos soins. Il s’agit de l’Up’EO (l’usine portable de l’excellence opérationnelle), dans laquelle nous observons les comportements de production d’une entreprise pour diagnostiquer les dysfonctionnements et permettre l’amélioration de sa chaîne.

 

Plus précisément, qu’est-ce que l’excellence opérationnelle ?

Il s’agit d’un comportement d’entreprise qui lui donne l’agilité et la compétitivité sur ses marchés et qui lui permet de se développer. Pour cela, il faut travailler les aspects techniques, le management et l’humain. L’excellence opérationnelle est l’optimisation des forces d’une entreprise pour atteindre une performance maximale. Lorsqu’une société parvient à trouver une bonne organisation, elle devient beaucoup plus réactive au marché et parvient à s’adapter à son environnement.

 

L’excellence opérationnelle est un écosystème qui s’axe donc sur trois principes… le premier, l’aspect technique. Quelles sont les pratiques clés ?

D’abord, celle de savoir faire produire la quantité nécessaire au bon moment, ce qu’on appelle le « juste-à-temps ». Ensuite, celle du « bon du premier coup » qui permet de ne pas entraîner de non-qualité.

 

« L’excellence opérationnelle est l’optimisation des forces d’une entreprise pour atteindre une performance maximale »

 

Concernant le management, quels sont les leviers ?

D’abord, l’intégration de meilleures méthodes d’animation de la performance : si l’on veut que la courroie de transmission fonctionne entre l’opérateur qui fait la valeur ajoutée, voit le fonctionnement au plus près, et la direction qui s’occupe du business, comprend le marché, il faut être capable d’établir un dialogue efficace dans l’entreprise. Pour cela, nous aidons le manager à améliorer ses interactions avec son équipe, leur fréquence et leur contenu. Ensuite, la gestion du temps, car le manager est confronté à la nécessité de livrer son client mais aussi de trouver du temps pour prendre du recul. Comment parvenir à avoir un agenda qui mêle les résultats concrets et des temps pour la réflexion en vue d’améliorations. Il existe des techniques pour gagner du temps. Pour finir, la pédagogie de la centralité de la fonction de manageur, car ce sont eux qui donnent, par leur comportement et leur organisation, le tempo à leur équipe. S’ils parviennent à trouver une organisation pour animer l’excellence opérationnelle, ils pourront embarquer leurs équipes vers le changement.

 

Reste le facteur humain ?

Qui est placé au cœur de l’entreprise. La dimension humaine doit être prise en compte dans tous les projets de performance. Cela permet notamment d’accroître l’investissement des salariés et donc d’améliorer la production.

 

Vous avez exposé votre méthode à l’Assemblée nationale, quelles ont été vos propositions et comment ont-elles été accueillies?

Nous souhaitions avant tout que l’excellence opérationnelle devienne un réel sujet car sur le terrain, nous sommes témoins de l’efficacité de cette méthode. Cela peut se concrétiser par l’organisation d’un colloque réunissant les parties prenantes. De même, nous avons proposé que les Régions qui mettront en place l’Usine du futur, intègrent la composante « excellence opérationnelle ». Et cela a plutôt été bien perçu. Les députés, sensibles aux soucis des PME, nous ont écoutés attentivement. Nous avons senti un écho à nos propos ! Attendons pour savoir si l’excellence opérationnelle sera promue à sa juste valeur.

Severine Sarrat
Au journal depuis 2008, elle en connaît tous les rouages. D’abord journaliste polyvalente, puis responsable des pages économiques, elle est aujourd’hui rédactrice en chef.

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