dimanche 25 octobre 2020
Culture Wecandoo propose 40 ateliers d’initiation à l’artisanat à Toulouse

Wecandoo propose 40 ateliers d’initiation à l’artisanat à Toulouse

Heureux l’habitué des activités manuelles qui a pu s’occuper, lui et ses enfants, pendant tout le confinement. Depuis le 2 juin, les ateliers d’initiation à l’artisanat et au métiers d’art de l’association Wecandoo ouvrent à nouveau leurs portes au public. De quoi découvrir ou renouer avec des loisirs créatifs et une logique d’autonomie.

Atelier d’initiation à la poterie accessible avec Wecandoo © Wecandoo

La fête des pères est, en général, l’occasion de réfléchir au meilleur cadeau que l’on puisse offrir à quelqu’un que l’on aime. Utile, symbolique, personnel ou original… Il n’est pas toujours facile de trouver la bonne idée. Alors, pourquoi ne pas se tourner vers des ateliers d’initiation à l’artisanat ? Ceux-ci vous permettront de découvrir un savoir-faire et, en même temps, de réaliser un bel objet dont la valeur matérielle sera décuplée par la valeur sentimentale. Ou, simplement, d’inviter son père à faire ses premiers pas dans un domaine qui le passionne. « Près de la moitié de nos ventes sont des cadeaux, par exemple à l’occasion de pots de départ au sein d’une entreprise », confirme Edouard Eyglunent, l’un des trois fondateurs de Wecandoo.

Un regain d’intérêt pour les activités manuelles après le déconfinement

Avec 500 artisans partenaires en France et 40 ateliers sur la région toulousaine, cette association propose un catalogue aussi complet que surprenant de métiers traditionnels à découvrir. Des animations de nouveau accessibles au public depuis le 2 juin, avec des mesures d’hygiène renforcées.

« Depuis le déconfinement, nous avons une grosse demande. Les gens ont retrouvé le goût des activités manuelles et le sens d’une certaine autonomie. Ils se tournent également vers des loisirs plus créatifs et moins orientés vers la consommation. Pour les accueillir dans des conditions optimales, nous avons parfois dû réduire le nombre de participants. Tout le monde porte un masque ou une visière et les machines, comme les outils, sont stérilisées après chaque usage », rassure-t-il.

La passion de la transmission

Au-delà des activités incontournables comme la poterie, la fabrication de savon, le travail du cuir ou la boulangerie, la liste des propositions accessibles sur la plateforme internet de Wecandoo regorge de surprises. « Nous avons des stages de confection de saucisse de Toulouse ou de Mozarella. Chaque atelier est insolite et se déroule dans un environnement chargé d’histoire avec des professionnels passionnés. Par exemple, l’artisan-coutellier fabrique son propre acier à base de roche et de charbon, dans des fours qu’il a bâtis lui-même. Par ailleurs, le participant produit systématiquement une pièce qu’il peut ramener chez lui », décrit Edouard Eyglunent qui est convaincu que la transmission fait partie de l’ADN des artisans.

Un patrimoine vivant

« Ces professionnels expérimentent en permanence. Derrière la théorie, il y a aussi la question du geste, du métier. C’est un patrimoine vivant dont ils ont tous plus ou moins conscience d’être des ambassadeurs », précise-t-il. Ces derniers accueillent donc le public dans leurs ateliers, par petits groupes de trois personnes en moyenne, pour des séances pouvant durer entre une heure et une demi-journée. Le tout pour un prix moyen de 90 euros. Certaines formations, plus complètes et plus onéreuses, peuvent s’étaler sur plusieurs jours ou sur toute une année scolaire.

« L’ensemble des propositions est accessible dès 15 ans. Mais nous sommes en train de développer une offre adaptée aux enfants, à partir de 6 ans », assure Edouard Eyglunent. En effet, la passion et l’amour du travail bien fait n’attendent pas le nombre des années pour cet amoureux des métiers d’art.

Des objets et des moments inoubliables

Pour Edouard Eyglunent, le lien entre artisanat et pédagogie tombe sous le sens. « C’est un mode de consommation qui éduque. En découvrant la réalité du travail d’un cordonnier ou d’un pâtissier, les gens mesurent mieux les contraintes et les difficultés du métier », explique-t-il.

Une manière de sensibiliser le public, pas toujours prêt à payer la différence de prix avec un produit issu de l’industrie. « Ce sont des objets exceptionnels, uniques, et qui nous accompagnent durablement au quotidien », insiste Edouard Eyglunent. Celui-ci signale également que certains participants sont devenus eux-mêmes artisans et ouvrent, à leur tour, leurs ateliers aux néophytes. De quoi faire, indéniablement, des cadeaux que l’on n’oublie pas.

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