Tom Novembre : « Quand je suis sur scène, ma journée a une raison d‘être »

 

paris le 1er octobre 2013

Contre-courant. Il s’appelle Tom Novembre, comme le mois de novembre. On lui colle aisément plusieurs étiquettes : comédien, chanteur, humoriste… Eh bien, elles sont toutes valables. Lui qui ne se trouve pas atypique pour un sou, débute une tournée nationale pour présenter son nouveau spectacle, un one-man show intitulé « Le récital ». Rencontre.

« Je ne suis ni le premier ni le dernier à jongler avec plusieurs possibilités. » Le ton est donné. Tom Novembre, de son vrai nom Jean-Thomas Couture est pourtant un personnage à part. Un physique que n’importe qui aura aperçu au cinéma ou à la télévision, une plume qui l’amène au théâtre, une voix à la chanson… L’artiste multi casquettes refuse pourtant cette définition : « ça me paraît normal, je n’ai jamais fait de cloisonnement entre les différentes expressions artistiques. » Une chose est sûre, son activité est loin d’être un pis-aller : « La culture artistique et musicale a toujours été dans la famille, mon grand-père professeur de piano, mon père antiquaire… » Son frère (Charlélie Couture) est d’ailleurs aussi sur le devant de la scène avec une carrière « multiste ». Tom Novembre se définit comme « un comédien musicien tout simplement ». Et lorsqu’on emploie le mot « artiste », il s’efface : « ce sont les autres qui peuvent me donner la dimension d’artiste, car j’ai beaucoup de respect pour ce mot. On colle trop facilement cette étiquette à tous ceux qui font la culture ». Pourtant avec un CV

Autodérision musicale

« Le récital » était l’occasion pour Tom Novembre de réunir toutes ses envies sur scène : « une fois quelques révolutions intérieures apaisées, c’était un retour au plaisir de mélanger tout ce que j’aime faire… » Et lorsqu’on lui demande ce qu’il choisira entre toutes ces disciplines, il s’offusque « c’est comme si je vous demandais de choisir entre votre fille et votre fils ! » Impossible. « Je ne vois pas pourquoi on devrait se spécialiser, je ne crois pas que l’homme soit monolithique. » La scène reste son repère, sa plus grande satisfaction : « elle m’apporte du plaisir, dans mes propres projets ou quand je participe à ceux d’un autre. Aller à la rencontre des gens, les entendre réagir. Quand je suis sur scène ma journée a une raison d’être. » Il faut dire que l’artiste peut se targuer d’avoir un public fidèle qui le suit depuis trente ans : « Mon public a pris de la bouteille -comme moi-  mais il a aussi passé le flambeau à ses enfants… sans dire que ce sont des adolescentes, mon public se renouvelle ! » L’homme est curieux de tout, il dit avoir été guidé autant par la bande dessinée  que par les Grands de la littérature, Camus et Michel Onfray en première ligne, ou les bluesmen que sont Randy Newman ou Tony Joe White. Quant à l’inspiration, c’est dans la vie quotidienne qu’il la tire : « Je suis attentif à moi-même et à ce qui m’entoure, les choses que j’entends, les spectacles que je vois, je parle ici de l’actualité comme de la culture… » Dans son récital, il taille carrément l’auto portrait d’un chanteur en pleine repèt’ : « ce moment est perturbé par des interventions intempestives de personnages périphériques : le vigile, le journaliste, le technicien, le chanteur etc… » Une galerie de personnages aussi pittoresque les uns que les autres, issus de son univers professionnel pour une mise en abîme absurde où s’affirme son style burlesque et décalé. « Loin d’être des caricatures, ce sont plutôt des concentrés, car je vous assure que toutes les farces de ce one-man show sont plausibles ! » Et comme Tom Novembre ne s’arrête jamais, « j’ai des tonnes de projets en cours, j’accumule des notes, ce qui tient la route peut devenir un album ou une pièce de théâtre, le reste meurt dans un tiroir…»

 

Le + : La présentation du one man show de Tom Novembre au festival OFF d’Avignon en juillet dernier a été largement remarquée. Il faut dire que son physique et sa voix en font une rencontre dont on se souvient. Il est d’ailleurs, entre autres, la voix de Georges Clooney dans O’Brother des frères Coen et celle de Chris Tucker dans le cinquième élément, quand il ne la prête pas à des dessins animés…

A voir le vendredi 6 février prochain, à Altigone, Place Jean Bellières, 31650 Saint-Orens-de-Gameville.

 

 

 

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