Promenade à Toulouse, en images

IMG_3110NOIR ET BLANC. Quand la ville rose revêt un air d’antan, mais étrangement contemporain… Découverte avec Jean-Pierre Estienny, photographe, de son exposition à l’espace Bazacle.

Par Amélie Phillipson

C’est à l’occasion de balades le long de la Garonne ou dans les petites rues bordant le marché Victor Hugo que Jean-Pierre Estienny a développé ce projet de clichés en noir et blanc. Quand on est toulousain de souche, rien n’est plus facile que « de descendre en ville se promener avec son appareil ». Et pourtant, rien ne semble laissé au hasard. Jean-Pierre Estienny se considère comme un artisan. Eviter que la couleur ne dérange par défaut d’harmonie, mais aussi « permettre d’accéder directement au sujet, de ne pas être dispersé », voilà les atouts que représente le noir et blanc pour l’artiste.

Un regret ? Le droit à l’image, qui selon lui limite la liberté photographique, lors de prises de vues dans la rue. « A Toulouse, il y a beaucoup d’étudiants, de jeunesse, il  y aurait quelque chose à faire là-dessus ». Heureusement, passionné d’architecture, Jean-Pierre Estienny a facilement trouvé de quoi se consoler. Loin de se targuer d’une analyse photo-sociologique, il a privilégié la mise en valeur du patrimoine architectural, mais pas seulement. Il révèle aussi quelques-uns de ces petits moments qui forgent le caractère du centre-ville. Une limousine qui débarque place du capitole, un vélo adossé à un arbre le long du fleuve, une voiture datant du siècle dernier au pied d’une cathédrale. La photo, « c’est un complément de la mémoire », une façon de donner de la valeur au sujet. De quoi bien valoriser ses promenades.

 

A voir à la galerie de l’Œil de l’espace EDF Bazacle, quai Saint-Pierre, jusqu’au 28 juin.

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