lundi 2 août 2021

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Laetitia Cuzacq Vidal : Une artiste peintre « in » de Toulouse à Miami

Cocotte. Tout est parti d’un origami pour l’artiste peintre toulousaine. Une cocotte en papier qui l’a emmenée à Miami début décembre et qui lui promet bien d’autres voyages. Qui se cache derrière ces pliages géants, ces peintures sous plexi et autres objets atypiques ?

 

 

L’art est dans toute chose. En tout cas, Laetitia Cuzacq Vidal sait le voir dans toute chose. Journaux japonais, plexis, capsules de canette, fils à scoubidou sont ses matières premières. Dans la rue, elle a pris l’habitude de prendre des photos de tout ce qui l’inspire : « un dessin sur une poubelle, une association de couleurs atypique, un escalier… », énumère-t-elle. Ses idées partent souvent d’un tag. D’ailleurs, des dizaines de bombes de couleur jonchent le sol de son atelier. Puis Laetitia travaille sa toile en mélangeant les matériaux, « pour lui donner de l’épaisseur ». Originalité, toutes ses œuvres, toiles ou pliages, sont présentées dans une boîte en plexi conçue sur mesure. Et dans chacune d’entre elles, on retrouve « la cocotte », son signe distinctif. « Un origami que je faisais avec mes enfants », raconte-t-elle.  L’artiste passe du temps à réfléchir, à imaginer ce qu’elle va réaliser, à rassembler tous les matériaux dont elle a besoin. Mais dès qu’elle s’enferme dans son atelier, elle produit « très vite, souvent dans l’urgence, c’est stressant mais c’est aussi une stimulation », avoue-t-elle.

« Je me remets en cause tout le temps »

Avant une exposition, Laetitia Cuzacq Vidal ne dort quasiment plus. Avec son atelier en dessous de son appartement, la tentation est trop forte de parfaire autant que possible son travail : « Je reviens tout le temps dessus jusqu’à que j’en sois vraiment satisfaite, je me remets en cause tout le temps », confie l’artiste. Il y a deux ans, elle a décidé d’arrêter son métier de directrice commerciale pour se consacrer entièrement à sa vie d’artiste. Une sorte de retour à sa première passion pour cette diplômée en graphisme. « J’ai mis longtemps à pouvoir m’exprimer, alors aujourd’hui j’ai l’impression de rattraper le temps perdu. » Laetitia parle de ses œuvres  avec beaucoup de pudeur et de modestie, pas encore totalement à l’aise avec son « statut » d’artiste : « Je me rends compte que c’est une chance que j’ai de pouvoir m’épanouir dans mon domaine, mais c’est vraiment un long chemin, c’était plus facile de vendre de la pub pour un groupe de presse que de me vendre moi ! » avoue-t-elle. Ce qui ne l’a pas empêchée de se faire connaître. En  un an, elle compte une dizaine d’expositions à son actif et a vendu une cinquantaine d’œuvres. Depuis peu, une galeriste l’aide à promouvoir son travail. Début décembre, l’artiste a exposé une semaine à Miami, et elle devrait revenir aux Etats-Unis en avril pour une exposition à New-York. Elle va également réaliser la décoration d’un bar dans un hôtel bruxellois avec ses nouveaux tableaux à base de capsules de bières et de fils scoubidou. Ce qu’elle appelle des « objets déco », présentés en marge de ses expositions, à prix « modéré ». Le moyen de pouvoir offrir ou s’offrir une œuvre signée ‘‘L.Cuzacq’’, made in Toulouse.

 

 

Le + : Où découvrir les œuvres de Laetitia Cuzacq Vidal dans la région ?

 

Jusqu’au 31 décembre, l’artiste expose à Rodez à la galerie Artives (6 Rue Victoire Massol). On peut également découvrir son travail dans le restaurant blagnacais ‘‘Ma cantine’’ (4 Rue Dieudonné Costes). Laeticia Cuzacq Vidal est actuellement en pourparlers avec des galeries toulousaines, qui correspondent à son univers… Bref, on n’a pas fini d’entendre parler d’elle !

 

 

 

 

 

 

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