vendredi 23 juillet 2021

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CultureMarc Bélit est le rédac chef de la semaine

Marc Bélit est le rédac chef de la semaine

Le président fondateur du théâtre du Parvis à Tarbes, également auteur, a notamment signé plusieurs ouvrages de référence en matière culturelle. Il revient cet été avec « Le spectacle au cœur », qui retrace ses mémoires en tant que directeur de théâtre sous la forme d’un dictionnaire amoureux… 40 ans de rencontres et d’émotions, qu’il évoquera avec liesse, lors de sa séance de dédicace à la librairie Ombres blanches vendredi 3 juillet, à 18heures.

 

Peut-on vraiment se payer l’aéroport?

 

On connaissait jusqu’ ici les avions furtifs invisibles aux radars mais on n’avait pas encore vu de dirigeants d’aéroports furtifs. Il faudra sans doute s’habituer à ça aussi. Cette histoire rocambolesque me paraît illustrer à merveille ce monde du virtuel tel que le dessinait Jean Baudrillard qu’il signifiait « la disparition du réel ». Comme la guerre, les affaires deviennent ainsi virtuelles et leurs acteurs s’effacent comme par enchantement dans un jeu vidéo. Au fond, cela ne devrait pas trop nous surprendre. Pour moi, cet aéroport évoque aussi autre chose. J’y croise une sculpture due aux artistes Anne et Patrick Poirier, propriété du FRAC de Midi-Pyrénées, qui fut longtemps en dépôt au Parvis de Tarbes et que le musée d’art contemporain de Toulouse souhaita rapatrier à proximité de la ville rose. Espérons qu’elle ne devienne pas aussi  évanescente que le propriétaire des lieux !

Qui est Dominique Reynié?

 

Un commentateur qui devient acteur, ça n’a rien de surprenant. Au fond, à bien étudier un domaine, on finit par se rendre compte qu’on peut faire aussi bien que les autres. Aussi bien ? Pas si sûr, car la politique a ceci de commun avec l’art militaire que tout est affaire d’exécution. Je ne ferais pas injure à Dominique Reynié, que je ne connais pas, de le rabaisser à un de ces quidams qui proclament à l’envi : « Y qu’à…faut qu’on… ». Non, l’homme pour autant que je l’ai entendu s’exprimer dans les medias dispose de la faculté d’analyser et de raisonner propre à ceux qui enseignent la politique depuis longtemps et sait sans doute comment s’y prendre. Mais la politique, en régime démocratique, n‘est-ce pas à la fois le suffrage des électeurs et la ratification des pairs ? Difficile entreprise.

 

Loi sur le renseignement

 

Ces lois faites dans l’urgence ont de bons et de mauvais côtés. Elles répondent à un besoin immédiat, mais exposent nos libertés à des risques qui ne sont pas toujours calculés. A l’heure de la NSA, c’est avoir bien des scrupules, mais justement, lorsqu’on voit les dérives auxquelles a conduit le « Patriot Act » américain de l’époque Bush on a le droit d’être inquiet. Cette loi n’est qu’une loi de plus nous dira-t-on, car la législation antiterroriste s’est considérablement renforcée ces dernières années et conduit peu à peu à mettre les services de renseignement non plus au service, mais au-dessus des lois. Les attentats récents donnent des arguments à ceux qui pensent qu’un État doit se protéger coûte que coûte, mais placer entre les mains de l’administration des pouvoirs qui étaient jusqu’ici dévolus aux seuls juges doit interpeler tout esprit épris de liberté.

Street art au Bazacle

 

Voilà donc un demi-siècle que l’image est sortie de la toile pour aller sur les murs. À vrai dire, les artistes mexicains de la fresque comme Diego Riviera n’avaient pas attendu ça pour recouvrir les murs de leurs grandes fresques révolutionnaires, mais le « street art » a eu une histoire plus sauvage, plus spontanée et pas toujours du meilleur effet qui a commencé par des graffitis protestataires et autres signatures de toutes tailles dans les villes. Le plus étonnant est que de vrais artistes se sont intéressés à cet art et ont fait progresser le genre, haussant le niveau à la hauteur de performances plastiques qui n’ont rien à envier à beaucoup de galeries : Ernest Pignon-Ernest et ses affiches magnifiques sur les murs de Naples, Keith Haring et ses silhouettes à New-york, etc. La « peau » des murs se tatoue comme le corps des gens, un nouveau langage des signes s’empare de la ville et en raconte la fiction.

 

Travail : Comment mettre le sexisme au placard ?

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