mercredi 2 décembre 2020
Culture La Dynamo résolue à ne pas s’éteindre

[Culture] La Dynamo résolue à ne pas s’éteindre

Photo : Fabrice Mousel

Stand by. Le couperet est tombé pour la mythique salle de spectacle toulousaine il y a déjà plusieurs mois. Et si le son s’échappe toujours du 6 rue Amélie, en coulisse le combat est en marche. Un combat que connait bien le Journal Toulousain.

 

C’était il y a un an déjà. La Dynamo apprenait le changement de locataire au-dessus de sa tête. « Une résidence hôtelière qui remplace une mutuelle étudiante », précise Ali Tehar, co-gérant et responsable de la programmation. Ça, la Dynamo ne l’avait pas vu venir. Pourtant les deux activités sont bel et bien incompatibles. Et les travaux à engager, rédhibitoires, puisqu’il « aurait fallu abaisser le plafond d’1,50 mètre, ce qui reviendrait à diminuer la capacité de la salle de moitié. » Sur place l’équipe est résignée mais placide. « Personne ne nous met dehors, le propriétaire est dans son plein droit. C’était un combat perdu d’avance que nous ne voulions de toute manière pas mener.» Rapidement un comité s’était constitué autour de la défense de la Dynamo. D’ailleurs une pétition « Ma Dynamo dans ma ville » de plus de 15 000 signatures avait été présentée à l’adjoint en charge de la culture, Francis Grass et à Marie Déqué, conseillère déléguée en charge de la musique.

« En quatre ans la Dynamo a gagné sa légitimité »

Aujourd’hui le compte à rebours est lancé car la résidence hôtelière s’installe le 1er avril : « La fermeture est donc officiellement programmée pour le 31 mars, sauf s’il y a un retard de livraison pour l’hôtel, dans ce cas nous aurons un sursis. » La prochaine étape c’est une nouvelle rencontre avec la municipalité. Cette dernière, qui avait averti ne pas avoir de local disponible pour la Dynamo s’était cependant positionnée comme « facilitateur » de la pérennité du concept. C’est donc dans le parc immobilier privé que les gérants font aujourd’hui leur chasse. Mais si l’équipe ratisse littéralement la ville, elle se heurte sans cesse au même problème : tous les locaux visités sont à moins de 50 mètres d’une école, un bar, une salle de gym, un lieu de culte ou autre… « Ces exclusions correspondent à la législation toulousaine en vigueur pour les débits de boissons, or c’est notre fonds de commerce », poursuit Ali Tehar. Une condition qui restreint beaucoup le choix surtout que la Dynamo espère bien rester dans l’hyper centre : « Pourtant, contre tout attente il y a beaucoup plus de logements vacants et adaptés à notre activité que nous l’aurions cru». Un local en particulier leur a tapé dans l’œil, boulevard d’Arcole, à l’endroit de l’ancien garage Midas. Tout y est. Mais une école est située à … 48 mètres et une salle de gym est mitoyenne ! « Nous aimerions dans l’idéal faire lever cette exclusion ». Reste à voir si les instances compétences sauront soutenir ce lieu, devenu incontournable des artistes et tourneurs. Et pour la suite, tout est envisageable : « On a envie de trouver une idée, un module pour que les toulousains, associations, artistes ou simples citoyens puissent s’associer au devenir de cette salle de spectacle, qui pourrait devenir coopérative et participative. » Une chose est sure, la Dynamo, elle, entend bien encore donner de la voix. Le compte à rebours a commencé.

 

En quatre ans la Dynamo c’est :

  • 100 000 personnes accueillies
  • Plus 4000 groupes musicaux
  • Plus d’un millier de concerts

 

Sur le même sujet : lire la lettre ouverte aux Toulousains par le comité de soutien de La Dynamo

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