mercredi 2 décembre 2020
Culture Celle qui veut fait rire la Garonne

[Culture] Celle qui veut fait rire la Garonne

Photo : Fabien Calabresi

Smiley. Nadia Martinez n’est plus une novice … Après avoir fait ses armes dans le classique, cette comique rêve désormais tout haut. Plus rien ne semble lui faire peur. Même pas d’enregistrer un single.

 

Depuis ses années de lycée Nadia Martinez est passionnée par le théâtre à la scène. Un virus vite confirmé au sein de la « Compagnie du Morse », troupe tarnaise emmenée par Anne Colin … « C’est vraiment là que j’ai pris connaissance de mon potentiel », narre cette toulousaine pur sucre qui avant de se tourner vers le one-woman show a fait ses premières gammes avec le classique (« Dom Juan » etc.). D’origine marocaine, Nadia avoue avoir eu du mal à imposer cette envie de fouler les planches : « Dans mon milieu on se moquait de tout ça ; une femme était là pour faire des enfants et rester à la maison. C’était donc un rêve que je pensais inaccessible, et je m’étais refusé très longtemps à y travailler sérieusement par peur du jugement. J’ai même tout fait pour éviter de me lancer … Mais au final cette vie s’est imposée à moi, notamment par le biais de rencontres. » C’est donc un peu en cachette que tout a commencé pour Nadia, même si désormais elle en est persuadée « ma place se terminera sur scène. La machine est en marche.» Voici qu’une nouvelle étape de la carrière de Nadia Martinez vient de s’ouvrir, celle du one-woman show. En 2011 , son spectacle « Nadia en quarantaine » signe son entrée dans l’arène de l’humour grâce au soutien du bordelais Paul Mazurier : « Arriver à mener ce projet à terme a été une victoire sur moi-même. J’apparente cela à un exploit sportif… » En 2013, elle s’impose définitivement en terres toulousaines en étant la lauréate des sélections pour « Les duels du rire » : « On m’a conseillé d’être très forte à Toulouse avant d’aller voir ailleurs. »

« Ne jamais rater ni son entrée, ni sa sortie »

Pour son nouveau spectacle, Nadia a fait confiance à Claude Cohen, auteur bien connu de la ville rose, et rencontré grâce à Anne Colin : « On a de suite eu un vrai coup de foudre professionnel. » Ensuite la comédienne a souhaité faire appel à un metteur en scène, et avec Claude Cohen, elle a alors décidé de fêter ses  retrouvailles avec Christian Padie : « C’était drôle, il ne m’a pas reconnu e, alors que je l’avais eu comme prof en impro et mimes il y a près de vingt ans. » Des rencontres multiples et  variées, tel est le destin de Nadia. Dans ses propos il y a même toujours le respect de celui qui  , à un moment donné, tend la main … La chance, encore et toujours de la chance ? Pas certain, car cette comédienne, mère de famille à la quarantaine assumée, s’amuse à forcer le destin : « Je ne veux rien regretter, je me donne à fond, même s’il faut toujours rester lucide. » Des modèles, l’humoriste toulousaine n’en manque pas : « Guy Bedos, Smaïn, Gad Elmaleh … Ils  m’ont vraiment donné envie. » Mais Elie Kakou est bien celui qui lui ressemble le plus, la preuve , elle n’hésite plus à faire une reprise de son « Je ne suis pas une star » … Depuis, Nadia est même entrée en contact avec la sœur de la star marseillaise décédée en 1999 : « Brigitte me donne beaucoup de conseils. C’est une femme simple et humaine qui me répète souvent que le plus important « est de ne jamais rater ni son entrée, ni sa sortie ». J’y fais donc très attention à chaque représentation. » Maintenant place à l’avenir … Après les représentations toulousaines, Nadia Martinez partira enregistrer un single avec un dj parisien en réponse au refrain bien connu du québécois Robert Charlebois : « Je suis un  gars ben ordinaire. » Ensuite une pièce de théâtre en duo avec une pianiste est en préparation. Vous l’aurez compris, et même si aucun bulletin météorologique ne l’avait prévu, Nadia Martinez est bien le nom d’un ouragan. L’avis de tempête est désormais donné.

 

Nadia Martinez « N’importe Nawak ! »

Du 15 au 22 novembre au café-théâtre « Le 57 »

57, boulevard des Minimes – 31200 Toulouse

 

Le « 57 » indispensable à la culture toulousaine

C’est un vieux routier de la scène de notre ville qui a fondé cette salle. Il s’agit de François Bry. Ce café-théâtre parrainé par l’animateur tv et comédien, Jean-Luc Reichmann, héberge également un centre de formation artistique (chant, solfège, théâtre, impro etc.)

On the web : le57.com

 

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