[Culture] Arthur Jamin : un jeune chanteur qui ne s’interdit rien

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Ballade. Auteur compositeur interprète toulousain, Arthur Jamin a sorti son premier album en mai dernier. Un vent de fraîcheur pour la scène musicale de la ville rose et d’ailleurs.

 

Son projet, il le mûrit depuis des années. De l’écriture des textes à l’enregistrement, Arthur Jamin a tout fait (ou presque) lui-même, pour réaliser un album qui lui ressemble. Tombé dans la musique depuis tout petit, il a été bercé par les chansons de Léo Ferré et de Jean Ferrat. La variété française « de qualité », type Souchon et Jonasz reste aujourd’hui encore son influence première. Cela se ressent dans ce premier album aux textes poétiques, aux mélodies pop et jazzy. Mais Arthur Jamin a tout de même du mal à définir son style : « Je me balade entre différents univers, entre des morceaux acoustiques et d’autres plus électro, je ne veux rien m’interdire ! » clame-t-il. Dans l’écriture, il s’inspire de son histoire bien sûr, mais également « de ce que je vois autour de moi, de ce que j’entends, de livres, de films. Je pense que tout ça doit passer dans une sorte de moulinette intérieure. » Il en ressort « La Ballade du garçon brouillon » (titre de l’album) qui retranscrit « l’histoire d’un jeune homme de 2014 ». Un album résolument dans l’air du temps, avec tout de même la volonté affichée de résister contre la prédominance de l’anglais dans la musique actuelle : « On peut faire sonner le français, ça m’agace un peu ces groupes qui chantent qu’en anglais. »

Un album « rêvé et réalisé » par lui

Arthur Jamin a commencé à chanter devant les champs de Tournesol d’Escalquens. À 12 ans, il bricole des premières maquettes dans sa chambre. Aujourd’hui, il veut se faire une place petit à petit dans le milieu de la musique. La réalisation de ce premier opus reste artisanale. Ne voulant pas s’attaquer « aux grands majors de la musique », il a créé son propre label (Vague de nuit) pour accompagner son album et ses projets à venir. Arthur s’est « autoproduit », grâce à ses économies et au financement participatif sur la plateforme Ulule. Il gère lui-même la promotion de son album et les relations presse. Des compétences qu’il a acquises lorsqu’il était attaché de presse pour un label de musique parisien. « Mais c’est finalement plus facile de faire la promotion des autres, que de soi ! » remarque-t-il. Cette expérience, dans l’ombre, a été un déclic pour se lancer : « À force de rencontrer des artistes, j’ai voulu passer de l’autre côté ». Celui de la lumière. Le prochain défi d’Arthur, la chanson pour enfant. « C’est un univers qui m’attire, car on peut tout se permettre, on peut s’amuser autant sur les textes que sur la musique », se réjouit le jeune artiste, qui n’a visiblement pas oublié son âme d’enfant. Et les images de son album le rappellent : quand il ne saute pas à pieds joints dans un pré, il fait des bulles de savons… « J’enfile mon nez de clown, je mets de l’ambiance dans le saloon », chantonne-t-il. Presque une annonce de son prochain spectacle… Mais chut, c’est top secret.

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