Nostradamus a-t-il prédit l’apocalypse à Toulouse ?

La chanson Goodbye Toulouse, du groupe de rock anglais The Stranglers, fait référence à une prophétie de Nostradamus sur la destruction de la Ville rose…

Dans l’œuvre prolifique de Nostradamus, on trouve des quatrains prédisant le pire pour Toulouse. De 1555 à 1568, l’apothicaire, médecin, astrologue et prédicateur — imposteur pour certains — en publiera une vingtaine, dans ses célèbres Prophéties. Avec son style parfaitement obscur et dans la langue française de l’époque, Michel de Nostredame écrit pêle-mêle : «  Tholoze par Bourdeaux outragée, Tuez captifs presque d’un million », « Toulouze Bay mettra en ruine », « Aux Tholousains sera bien dur example, d’un qui viendra les lois exterminer » ou « Carcas, Tholosse consumeront leur brigue ». Comprenne qui pourra. Mais depuis quatre siècles et demi, les interprétations vont bon train.

The Stranglers ont composé Goodbye Toulouse

Parmi elles, celle du groupe de rock anglais The Stranglers, dans son titre Goodbye Toulouse, composé à l’été 1974 et paru en 1977 dans l’album Rattus norvegicus. Voici la traduction d’un extrait de son premier couplet  : « J’arpentais tes rues dans la peur, je lavais tes rues de larmes. Au revoir Toulouse. Tes cafés racontent la légende de tristes millionnaires. Au revoir Toulouse ».

Pour lever toute ambiguïté sur ces lignes, elles aussi très nébuleuses, son auteur Jean-Jacques Burnel confirmait il y a quatre ans dans La Dépêche du Midi, avoir été « inspiré par les prédictions de Nostradamus qui voyait Toulouse rayée de la carte après une explosion ». La chanson démarre ainsi par un son d’orgue qui évoque une alarme et se termine par la déflagration d’une bombe atomique.

Des rockeurs cataclysmiques

Bassiste du groupe, Jean-Jacques Burnel est né à Londres de parents français, ce qui explique son intérêt pour l’hexagone — il écrira d’ailleurs une chanson dédiée à la capitale azuréenne Nice in Nice. « C’est quelqu’un de volubile, très influencé par les textes de nos poètes », rajoute Jean-François Maury, directeur régional pendant vingt ans de la maison de disque des Stranglers, CBS, devenue Sony Music. L’homme raconte avoir passé quelques moments mémorables en leur compagnie, notamment « une soirée arrosée d’absinthe la veille de l’enregistrement d’une émission de télé et des frigos d’hôtels défoncés pendant la nuit ».

Car les Étrangleurs sont avant tout des rockeurs. « Ils sont venus chanter plusieurs fois dans la ville rose, où ils ont toujours connu un grand succès ». Actifs depuis un demi-siècle, leur dernier concert, en novembre 2015, au Bikini, a rassemblé plus d’un millier de spectateurs. Ce soir-là, ils ont bien sûr entonné leur fameux « Goodbye Toulouse ». Faisant revivre, à leur manière, la prophétie apocalyptique de Nostradamus.

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