La réponse du berger à la bergère

Il est finalement bien étrange ce début de campagne municipale… Il ressemble à un grand prix de Formule 1, où tout le monde se doublerait en permanence. Chacun y va de sa proposition, cette dernière étant tout de suite contestée par les opposants… Un jeu de dupe qui oublie sans doute l’essentiel. L’électeur attend-il cela du combat municipal ? Pas si sûr. L’exercice de communication ne touche-t-il pas là ses propres limites ? Sans doute. Le but d’une campagne est finalement que chacun puisse avancer ses pions et ses projets, et ensuite c’est à l’électeur que revient de faire le tri. Qu’est-ce qui est pertinent, qu’est-ce qui ne l’est pas ? Ces successions d’annonces à trois mois de l’échéance fait finalement peur, et nous risquons vite de faire l’addition de projets volontairement médiatiques mais pas toujours réalisables. Mais derrière ces effets d’annonces, il y a aussi cette fameuse « BFMtisation » de l’actualité très en vogue aujourd’hui, et pas uniquement dans la Capitale. A Toulouse aussi, les élus ont compris qu’une info en chasse toujours une autre… Tout va vite, très vite ! Tout passe désormais par Facebook et Twitter. Si pour nous, médias, cela a des avantages, tout cela modifie le comportement de l’électeur. Pour lui aussi, l’information est permanente. Hier il était connecté sur la ligne à grande vitesse Toulouse-Barcelone, et aujourd’hui sur le métro. Il traque la campagne des candidats. Au risque de s’y perdre ? Et si trop d’information, tuait l’information ?

Thomas Simonian

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