Zago : « Rendre les spectateurs fiers de nous »

Obligé de prendre ses responsabilités de capitaine, le Brésilien Diogenes Zagonel « dit Zago » a su trouver les mots pour recentrer ses partenaires. Auteurs d’un excellent mois de novembre, période pendant laquelle ils ont quitté la zone rouge, les Spacers reçoivent Nantes samedi, et tenteront de rester dans les huit premières places à l’issue de la phase aller.

 

Capitaine, quel regard portez-vous sur les récentes bonnes performances des Spacers ?

Je suis plutôt satisfait et fier de mes coéquipiers. En début de saison, je vous avais dit de nous suivre car nous allions représenter une belle surprise. Finalement la surprise a été négative, on a mal démarré le championnat. Même si on a réussi à gagner à Sète, on est vite retombé à la dernière place. On jouait mal et les mauvais souvenirs de l’an dernier sont revenus. On s’est donné les moyens de revenir, on a repris une bonne dynamique en remportant cinq matchs d’affilée. Le week-end dernier, on a perdu à Chaumont, mais en cinq sets, ce qui nous a permis de ramener un bon point de ce déplacement compliqué. En revenant, nous avions le sourire, car c’était presque une victoire. A nous de confirmer lors du dernier match contre Nantes. Je pense que nous mériterons la place à laquelle nous serons après cette journée.

 

Comment expliquez-vous ce début de saison si compliqué ?

A mon avis, on a beaucoup attendu d’entrée des nouveaux joueurs. Certains sont arrivés sous une pression immédiate, et cela a été difficile à gérer. Il nous fallait de bons résultats, et tout s’est mal goupillé. Quelques joueurs avaient beaucoup joué cet été avec leur équipe nationale, ils ont dû s’adapter à notre manière de jouer et puis la spirale négative a pris le pas sur notre jeu. J’ai toujours insisté sur la notion de groupe. Pour gagner, nous devions nous y mettre tous ensemble. Il n’y a pas de star ici, je ne cesse de le dire chaque jour. Le championnat est très ouvert cette saison. Aucune équipe n’est invincible. Dès que nous avons retrouvé la victoire, il nous a été plus facile d’enchaîner.

 

A quel moment avez-vous senti que prendre la parole devenait indispensable ?

Après le match contre Ajaccio (le 8 novembre), où on a reçu une correction chez nous, au Palais des Sports, je me suis dit qu’on ne pourrait pas faire pire. J’étais abattu dans le vestiaire, mais j’ai tenu à créer une discussion entre tous les joueurs. J’ai demandé à chacun de dire ce qu’il avait à dire, et que dans un intérêt commun, nous allions tous faire quelque chose pour que les scénarii tournent en notre faveur. Nos méthodes ne fonctionnaient pas, alors on a changé nos manières de fonctionner. Le but était de rentrer sur le terrain pour jouer au volley, et non pas pour continuer à douter. Si tu n’oses pas tenter de reproduire ce que tu apprends à l’entraînement, c’est un peu dommage. Tout donner, ne rien regretter, nous allons fonctionner ainsi maintenant.

 

Ce groupe avait donc besoin d’être remué ?

Sans doute oui. Comme par hasard, on a retrouvé la joie de jouer juste après. Nous sommes revenus à des schémas plus classiques, en faisant confiance à ceux qui avaient effectué toute la préparation estivale. Je pense que c’était positif, car la notion de plaisir est revenue. Les victoires se sont enchaînées et le fait de ne plus être dernier nous a fait un bien fou. A présent, nous savons que nous jouons pour accrocher les phases finales, on oublie le maintien quelque temps. Peut-être que nous ne parviendrons pas à rester dans le coup, mais cela nous motive et cela se ressent à tous les niveaux.

 

Par exemple ?

Il y en a plusieurs, mais je retiens le plus récent. Après le match contre Cannes, je me suis blessé au coude. Un bout d’os se baladait dans mon bras et je ne pouvais pas m’investir à cent pour cent. Lors du match suivant à Chaumont, même si on perd au dernier set, j’ai senti que mes coéquipiers étaient prêts à se donner à 110 % pour compenser ce que je ne pouvais pas faire. Que ce soit en attaque ou en défense, tout le monde a fourni son maximum. Nous avions voyagé dans des conditions difficiles, le jour même du match. Le briefing de notre entraîneur Cédric Enard a été très important. Parmi tout cet environnement négatif, il y a eu suffisamment de satisfactions pour qu’on puisse bien travailler cette semaine. On récupère également Danail Milushev, qui s’était blessé à la cheville.

 

Une victoire contre Nantes est-elle envisageable ? Si c’est le cas, vous les surpasseriez au classement…

Si on joue de la même manière contre Nantes, que lors des dernières semaines, j’ai envie d’y croire. Ne pensez pas qu’on se sent supérieur, c’est loin d’être le cas. Nous savons que le travail exclusivement, nous permettra d’atteindre nos objectifs. Les Bretons jouent bien au volley, nous ferons tout notre possible afin de rendre les spectateurs fiers de nous. Leur soutien nous est indispensable ce samedi. Après, nous sommes en vacances.

 

Mehdi Djebbari



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