Wesley Pardin se recentre désormais sur les Fénix

Sitôt rentré dans la Ville Rose après le stage de préparation à l’Euro, qui se tient actuellement au Danemark, Wesley Pardin a accepté de raconter entre autres, sa première sélection chez les Bleus.

Le gardien de but des Fénix de Toulouse, qui a fêté ses 24 ans le 1er janvier, espère maintenir le cap en 2014. Si son club confirme ses belles velléités de la première partie de saison, Pardin peut envisager s’installer durablement chez les Bleus.

 

Vous revenez tout juste de la préparation de l’Euro avec l’équipe de France. Cette seconde expérience vous a-t-elle été bénéfique ?

 

Bien entendu, même si je suis rentré légèrement diminué. Mon intégration se poursuit petit à petit. Les Toulousains, Valentin Porte et Jérôme Fernandez, m’ont facilité les choses, tout comme mon compatriote martiniquais Cédric Sorhaindo, qui évoluait avec nous il y a quelques saisons. Thierry Omeyer m’a donné deux-trois techniques et je me rends compte au fil des jours, de ma chance d’être aux côtés de tels joueurs. Les entraînements sont courts, mais d’une grosse intensité ! De toute manière, Claude Onesta a été formel. Si je veux y retourner, je dois apporter quelque chose à ce groupe, être au moins à leur niveau.

 

Êtes-vous déçu de ne pas disputer cette si belle compétition avec les Bleus ?

 

Je suis un peu déçu oui, car lorsqu’on côtoie le très haut niveau, on a envie d’y rester. Malheureusement, en me luxant le doigt la semaine dernière, j’avais définitivement compris que ça serait compliqué pour Claude de me prendre avec eux. Après, si on se base à mon parcours, je suis très satisfait d’avoir pu faire deux stages de préparation avec les Bleus en trois mois d’intervalle. Le travail et l’investissement fournis ont payé et je sais qu’en continuant ainsi, j’aurai peut-être de nouveau ma chance. Récemment, j’ai bénéficié de ma première sélection contre la Norvège, avec la Marseillaise à la clé, un moment inoubliable. Cela m’a fait réfléchir et m’a donné beaucoup d’espoir pour la suite.

 

Vous voilà prêt à rejoindre vos coéquipiers des Fénix en stage à Luchon. Avez-vous pu profiter des fêtes de fin d’année ?

 

Non pas vraiment, mais c’était pour la bonne cause ! (rires) Maintenant, je vais tranquillement pouvoir me recentrer sur d’autres objectifs, et avoir un peu de temps pour moi et mes proches. J’ai beaucoup d’envies en vue de la seconde partie de saison qui reprendra début février. Nous avons réalisé un excellent parcours avec Toulouse, nous serons attendus au tournant. Nous allons tâcher de répondre présent. Il y a dans cette équipe une vraie volonté d’atteindre les objectifs fixés  par la présidence.

 

Vous attendiez-vous à un telle première partie de championnat ?
(Les Fénix sont 4e à l’issue de la phase aller)

 

Je n’étais sûr de rien. Toutefois, quand le nouveau président est arrivé l’an passé, j’ai senti que le club pouvait franchir un cap. Par rapport au recrutement ciblé et au discours prononcé en début de saison, nous étions tous très motivés à l’idée de faire du mieux possible. Au final, recevoir le PSG d’entrée a été une bonne chose pour tout le monde (match nul lors de la première journée). En ce qui concerne les joueurs, nous avons dû nous mobiliser d’entrée. Nos supporters ont vu qu’on pouvait rivaliser avec les champions de France. Cela leur a donné envie de continuer à nous encourager. Nous sommes toujours invaincus à domicile, on a aussi, bien solidifié nos bases arrière. Nous n’avons jamais annoncé vouloir rivaliser avec le trio de tête, cela semble un objectif trop important. Si par contre, on peut se positionner devant St-Raphaël et Nantes, deux équipes qui nous ressemblent, on ne s’en privera pas car nous pourrions éventuellement jouer la petite coupe d’Europe la saison prochaine.

 

Personnellement, comment vivez-vous la concurrence avec l’autre gardien Gonzalo Vargas ?

 

Je savais que Gonzalo serait un concurrent de premier choix, car je le connais depuis les sélections de jeunes. J’avais quelques craintes au début, mais tout se passe bien. Nous nous apprécions et de plus, nous sommes assez complémentaires sur le parquet. Les Fénix n’ont pas deux gardiens, ils n’en ont qu’un seul, et c’est nous deux qui assurons cette mission. Si je ne suis pas bon, Gonzalo sera bon et vice versa. En ce qui me concerne, il fallait que je travaille physiquement et mentalement après avoir été la doublure de Daouda Karaboué, quasiment intouchable lorsqu’il était là.

 

Avez-vous beaucoup appris à ses côtés, lors de son passage chez les Fénix ?

 

Je remercie infiniment Daouda, pour tous les conseils qu’il m’a donnés. Je respecte le sportif, exemplaire de bout en bout, et aussi l’homme, qui a toujours agi comme un père pour moi. Dans ma carrière, il a été important, il m’a toujours motivé. Si j’en suis là aujourd’hui, il n’y est certainement pas étranger, ça c’est évident.

Mehdi Djebbari



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.