Volley-Ball/ Enard : « A nous de maintenir la dynamique ! »

Cédric Enard, l’entraîneur des Spacers, tire un premier bilan de la première partie de saison de ses protégés. A quelques heures de la réception de Beauvais, Toulouse voudrait enchaîner sa belle série, qui se poursuit toujours après la belle victoire obtenue face à Lyon samedi dernier (3-0). Vraisemblablement moins concernée par le maintien que l’an passé, son équipe possède les armes pour viser les play-offs. Ainsi le cap serait franchi.

 

Cédric, votre équipe vient d’aligner trois victoires consécutives, dont une en Coupe de France. Estimez-vous que la trêve a fait du bien à votre collectif ?

Même si nous avons très mal commencé la reprise, en perdant contre Sète chez nous, nous sortons de trois victoires consécutives. La dynamique du moment est plutôt positive. Mon discours est resté le même. Maintenant à nous de profiter de cette période où les choses fonctionnent. Deux gros matchs  de championnat arrivent à point nommé, sans oublier une demi-finale de Coupe de France à Tours.

Etes-vous rassuré par ce premier succès en trois manches sèches ?

Oui c’était une prestation aboutie. Pour la première fois cette saison, on a su prendre les choses en main. Il n’y a pas eu de relâchement au début du troisième set comme c’est généralement le cas, lorsqu’on mène deux manches à rien. Cette fois, nous n’avons pas connu de temps faibles, ces trois points nous font un bien fou.

Estimez-vous que les Spacers sont actuellement à leur place ?

On a été dans le dur en début de saison, avec un besoin d’adapter nos recrues assez rapidement. C’est pour cela que nous n’avons pas affiché de trop grandes ambitions lors de la première conférence de presse de la saison. J’étais prudent, car j’avais vu que toutes les autres équipes avaient bien recruté. Actuellement, on se situe à une place qui nous permet d’envisager les phases finales, mais aussi de jouer le maintien. Nous sommes à notre place, mais nous pouvons faire mieux, je l’espère.

Que manque-t-il à votre équipe pour viser les play-offs ?

Il faut que collectivement nous soyons plus soudés, avec un tempérament de vrais compétiteurs. Si on avance en groupe, il y a de belles choses à faire. Le groupe a du talent, il ne lui reste plus qu’à enchaîner les bonnes performances.

Quel premier bilan tirez-vous de vos recrues de début de saison ?

Le collectif a eu du mal à se créer car beaucoup de nouveaux joueurs sont arrivés. Il y a eu deux arrivées tardives (Milushev et Tavana), et le besoin de s’adapter aux langues de chacun a pris du temps. Individuellement, je suis satisfait du rendement apporté. Danail Milushev représente le pointu idéal en vue de la seconde partie de saison. Il avait besoin de temps pour être en forme. J’ai demandé à Fabio Santucci d’être le patron de la défense, il commence petit à petit à s’imposer. C’est un élément qui n’était jamais sorti d’Argentine, la trêve lui a fait du bien à lui aussi. En ce qui concerne Futi Tavana, concernant le rapport qualité-prix, c’est une excellente pioche. Avec Daniel Radtke, j’ai trouvé le guerrier que je cherchais. Même s’il ne parle qu’espagnol et portugais, il sait faire passer ses messages. Sur le terrain, c’est un tueur. J’adhère à cela, car le groupe avait besoin d’être secoué par moment.

Qu’en est-il de vos jeunes protégés Trévor Clévenot et Thibault Rossard ? Sont-ils responsabilisés davantage désormais ?

Trévor confirme petit à petit que nous avons eu bien fait de le prendre avec nous. Il apporte du fond de jeu, sa polyvalence représente un atout essentiel. A 19 ans, il nous prouve chaque jour qu’il a bien la tête sur les épaules, n’hésitant pas à tout donner lorsqu’il est titulaire. En ce qui concerne Thibault, il a dû jouer “pointu” en début de saison, ce qui ne représente pas son vrai poste. Mais, avec la blessure et la baisse de forme de notre capitaine Zago, il a dû prendre des responsabilités à un autre poste. Il a été un peu perturbé, mais je constate qu’en 2014, positionné en réceptionneur-attaquant (son poste), il apporte énormément. En tout cas, je loge les deux à la même enseigne. Je leur parle comme aux autres, il n’y a aucun privilège même si parfois, il faut faire attention avec eux. Ils sont encore jeunes et n’aiment pas trop qu’on leur tombe dessus.

Vous voulez dire : «à la même enseigne que vos cadres» ?

Oui exactement ! Ils font partie de notre effectif, je les considère donc comme des éléments importants de l’équipe. Lorsqu’il faut les féliciter, je sais le faire, j’interviens également quand ça va moins bien. Ce sont des joueurs matures, et réceptifs de toute manière.

Vos deux prochains matchs de championnat sont-ils à votre portée ? (Les Spacers reçoivent Beauvais le 14, et iront à Ajaccio le 22)

Nous aimerions bien prendre une revanche contre Beauvais, qui nous avait bien corrigés au match aller (0-3). Par rapport à notre dynamique du moment, c’est un vrai test. Nous verrons bien ce que cela va donner, il faudra être orgueilleux car une victoire nous permettrait de regarder encore plus haut. Après, il faudra aller à Ajaccio, l’équipe surprise de ce championnat. Chez eux, ils sont très forts, mais je préfère y penser plus tard.

Faire un exploit à Tours en Coupe de France, c’est possible ?

Une chose est sûre : ce n’est pas un tirage facile ! Pour l’instant, je n’y pense pas, je n’ai que «Beauvais» à l’esprit. Je le répète, mais j’espère vraiment qu’on va renverser la vapeur. On verra le reste ensuite…

 

Mehdi Djebbari



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