Tournoi des VI Nations ; La France ne nous fait plus rêver

Depuis 3 ans, l’équipe de France vieillissante n’apporte plus rien au rugby mondial. Elle n’apporte plus sa différence, son fameux “French Flair” qui faisait tant plaisir à voir et à commenter pendant et après le match. Aujourd’hui, sous prétexte de rugby moderne, c’est de la défense à outrance, avec peu d’initiatives par peur de prendre des risques. Plus, depuis quelques matchs, on ne marque pas sur nos propres ballons mais sur les erreurs de l’équipe adverse.

 

Voyez samedi à Twickenham, où le quinze de France s’est incliné face à l’Angleterre (17-9). Les Anglais eux se sont montrés dangereux et ont marqué sur leurs propres ballons, nous sur fautes adverses. Cela démontre notre incapacité à fournir du jeu, une faiblesse criarde caractérisée par une lenteur exaspérante qui facilite une fébrilité de tous les instants. Avec des fautes de mains que jamais les Clément Poitrenaud et consorts ne feraient à l’entraînement. L’adversaire devine trop facilement notre jeu, il nous voit venir de loin. Nos arrières ne vont pas au contact de leur vis-à-vis avant de passer le ballon. Ce qui a pour conséquence qu’ils n’entraînent jamais la différence qui permet de passer la ligne d’avantage. Plus, à la moindre hésitation c’est la balle de contre assurée pour l’adversaire. Nos avants sont trop souvent à la faute et notre mêlée n’est plus impériale. Quant à la titularisation d’entrée de jeu de Sébastien Chabal, voilà qui laisse perplexe, même pour les plus néophytes de ce sport. L’homme est exceptionnel quand il entre en fin de match, avec des percussions qui font des dégâts dans des physiques déjà meurtris par 60 mn de combat. Samedi, il n’avait pas le niveau d’un vrai n°8.
Et puis comment expliquer que devant un tel rideau anglais, on n’use pas plus souvent de nos coups de pieds pour faire la différence ? Pourtant les quelques fois où François Trinh-Duc a osé des chandelles, nos arrières étaient là et ont posé des difficultés aux Anglais.

 

Avec des «Si», on change bien la face du monde…

En fait ce non match contre les Anglais risque même d’être encore plus préjudiciable pour l’avenir de notre XV de France, comme toujours, la différence au score n’étant pas criarde. On avancera même que si la pénalité de Yachvili étaient passée, on virait à la pause avec 3 points d’avance… Qu’un manque de lucidité entraîne l’essai anglais à l’entame de la seconde mi-temps… Qu’avec un rebond favorable, on aurait pu marquer et partir avec la victoire… Plus si Médard et Mermoz avait été là, rien n’aurait été pareil… Et puis comme toujours, les trucages des Anglais et un arbitre aux décisions pas toujours très catholiques… Après tout pourquoi pas…
Mais avec de tels arguments, on oubliera d’avouer que le rugby français ne fait plus rêver ; comme d’ailleurs le Stade Toulousain, la référence en la matière… Que l’arrivée massive de joueurs étrangers s’ils ont relevé le niveau de notre championnat, ce qui reste toutefois à démontrer, prive surtout nos jeunes d’expériences au plus haut niveau…
Qu’encore une fois on va repartir avec les mêmes. Que contre les Gallois et les Italiens, ce n’est pas gagné d’avance. Mais surtout qu’en prévision de la Coupe du Monde de Rugby, à l’automne prochain, on aura du mal à passer les quarts de finale.
Finalement encore une année pour rien ? J’espère avoir tout faux…

André Gérôme Gallego


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