Tournoi des VI Nations féminin : Les Bleues y croient !

Après être venues à bout du XV de la rose à Grenoble, les Françaises s’apprêtent à recevoir l’Italie samedi prochain, au stade Ernest Argeles de Blagnac. Confiantes et boostées par leur précédente victoire, les coéquipières de Marjorie Mayans, licenciée à Saint-Orens, attendent la Squadra azzura.

Remporter le Tournoi des VI Nations… et pourquoi pas le grand chelem. Voici l’ambition de l’Equipe de France de rugby féminin qui disputera son deuxième match de la compétition samedi 8 février au stade Ernest Argeles de Blagnac en accueillant les Italiennes, celles-là même qui les avaient battues l’année précédente et qui viennent de remporter leur première rencontre face au Pays de Galles 12 à 11. Attention donc à ne pas les sous-estimer, car comme le rappelle Christian Galonnier, entraîneur de l’Equipe de France féminine, « elles sont réputées pour leur courage, leur enthousiasme et leur générosité. Nous partirons favoris pour cette rencontre mais les filles restent concentrées car elles s’attendent à un match âpre. » Après la victoire du week-end dernier face au XV d’Angleterre, il ne faudra donc pas se relâcher, et le staff veille. « Nous avons réalisé une belle performance mais nous pensons déjà à la suite, à l’Italie qui reste une formation de qualité », explique la ¾ centre Marjorie Mayans et la troisième ligne Manon André, régionales de l’étape. Et même si le traditionnel « nous prenons les matchs les uns après les autres » a été lâché, il n’en reste pas moins que la vision du staff se positionne à plus long terme… peut-être jusqu’au grand chelem : « la rencontre face à l’Italie sera difficile et celle contre le Pays de Galles rugueuse. Quant à l’Ecosse, elle devrait être abordable, mais nous terminerons par l’Irlande qui ne lâchera jamais rien, comme d’habitude. » Si cette dernière a réalisé le grand chelem l’année précédente, elle ne parvient toutefois pas à distancer les Françaises au score lors de leurs affrontements. Tout est donc possible.

Une préparation quotidienne

La montagne anglaise désormais franchie, reste encore à assurer les quatre matchs à venir. Pour cela, les filles du XV de France s’entraînent tous les jours, « malgré les terrains lourds et gras. » En attendant que les conditions climatiques s’améliorent, le staff a opté pour une préparation sur les pelouses synthétiques de Baradel à Blagnac, jusqu’à jeudi matin, même si ces dernières restent relativement traumatisantes pour les organismes. L’après-midi sera synonyme de récupération et les joueuses pourront visiter les chaînes d’assemblage de l’A380 à Airbus. La veille de la rencontre, le staff organisera une séance vidéo pour laisser place ensuite à « l’entraînement du capitaine ». Ainsi, les filles de Christian Galonnier devraient être fin prêtes pour recevoir l’Italie et démontrer que le XV féminin aussi peut relever les défis, à l’image de leurs homologues masculins.

Pour Nathalie Janvier, responsable de l’Equipe de France, le rugby féminin est en pleine expansion. « Avec 700 000 spectateurs comptabilisés lors de la diffusion télévisuelle du « crunch » la semaine dernière, nous constatons un engouement toujours plus fort pour notre discipline. » Aujourd’hui, la Fédération dénombre près de 12 000 licenciées et les clubs se battent pour avoir l’honneur d’organiser une rencontre de rugby féminin. Peut-être un pas supplémentaire vers l’évolution du statut des rugbywomen qui, pour l’instant, reste amateur.

Séverine Sarrat

France/Italie

Samedi 8 février à 17h30

Stade Ernest Argeles à Blagnac



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