Tournoi des six nations : Italie/France Un XV de France inspiré et chanceux…

Oui, tous les spécialistes du rugby moderne vous le diront : dominer, occuper majoritairement le terrain adverse, ne rime pas obligatoirement avec victoire. Et même, bien souvent c’est le contraire. Laisser les adversaires s’épuiser en vaines­ attaques, sans faire de faute, et saper à la fois les­ jambes et le moral de leurs avants, cela paye aussi.­ Les Bleus ont appris, à leurs dépens, la leçon en finale de la Coupe du Monde, tout comme les­ Gallois qui ont perdu en demi contre ces mêmes Bleus.­

 

Si on regarde les statistiques, en première mi-temps, les­ Italiens ont eu la possession du ballon à 60% et le match­ s’est déroulé les trois quarts du temps dans le camp français. Dans nos 22 mètres, des fautes de mains, un manque de technique individuelle anéantiront tous leurs efforts des Italiens… Quant à nous, il est clair que nous avons manqué de fraîcheur et de vivacité. L’Italie domine en touche, en mêlée et même physiquement dans les duels à un contre un. Seule une défense irréprochable de tous les instants nous permet à ce moment de mener et finalement de l’emporter 30 à 12… Pour beaucoup de spécialistes, si à la mi-temps, l’Italie avait viré en tête, rien n’aurait pu être contesté. C’est en fait le manque d’expérience des joueurs transalpins, la jeunesse de l’effectif qui les aura trahis particulièrement lors des essais français.

 

Remaniement contre l’Irlande

Et l’on pourra être d’accord avec les changements opérés par l’entraîneur Philippe Saint-André pour affronter l’Irlande, samedi à 21h au Stade de France, pour le compte de la deuxième journée du Tournoi des six nations. Quatre changements qui concernent, comme on pouvait le penser, le pack. Avec le retour du pilier gauche Jean-Baptiste Poux en lieu et place de Vincent Debaty qui aura par moment manqué d’expérience… Le talonneur Dimitri Szarzewski qui est enfin titulaire pour remplacer un William Servat qui pense déjà à la saison prochaine. A l’inverse, en deuxième ligne, c’est un autre Toulousain qui honorera sa première cape en tant que titulaire, en la personne du jeune et prometteur Yoann Maestri, en remplacement de Lionel Nallet. Pour la troisième ligne, Dusautoir et Picamoles ayant donné toute satisfaction à leur entraîneur, restent sur la feuille de match. Philippe St-André souhaitant les voir associés à Imanol Harinordoquy, c’est Julien Bonnaire, qui n’aura pas démérité contre l’Italie, qui fait les frais de cette volonté de changement de stratégie, notamment pour garantir une meilleure conquête à la touche qui sera l’un des secteurs décisif pour l’emporter face aux Irlandais…

La charnière, formée par le demi-de-mêlée Dimitri Yachvili et l’ouvreur François Trinh-Duc, sera reconduite alors que, face à l’Italie, elle n’aura pas montré beaucoup de sérénité, tant par la lenteur de Yachvili que par le manque de précision des coups de pieds de l’ouvreur français… Et il nous semble qu’un Morgan Parra aurait apporté plus de présence, plus de dynamisme autour du pack, et l’aurait même davantage sécurisé… sans pour autant perdre son potentiel de butteur, équivalent à celui du biarrot… Pour le reste, et comme de logique, la ligne de trois-quarts, et notamment le centre Wesley Fofana, auteur d’un essai samedi face aux Italiens, sont reconduits.

Samedi c’est une équipe d’Irlande revancharde qui se présentera au Stade de France. Alors, attention au premier quart d’heure qui pourrait nous être fatal si l’on ne sait pas canaliser la furia irlandaise.

 

AGG

COMPOSITION DU XV DE FRANCE : Médard (Stade Toulousain) – Clerc (Stade Toulousain), Rougerie (Clermont), Fofana (Clermont), Malzieu (Clermont) – (o) Trinh-Duc (Montpellier), (m) Yachvili (Biarritz) – Harinordoquy (Biarritz), Picamoles (Stade Toulousain), Dusautoir (Stade Toulousain, cap.) – Maestri (Stade Toulousain), Papé (Stade Français) – Mas (Perpignan), Szarzewski (Stade Français), Poux (Stade Toulousain)
REMPLAÇANTS : Servat (Stade Toulousain), Debaty (Clermont), Nallet (Racing-Métro), Bonnaire (Clermont), Parra (Clermont), Beauxis (Stade Toulousain), Mermoz (Perpignan)
23e HOMME : Attoub (Stade Français)



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