TFC ; Lyon était trop fort !

Le TFC n’a rien pu faire tant les Lyonnais se sont montrés supérieurs ce dimanche. La défaite, logique, marque donc un coup d’arrêt pour les Violets après deux succès consécutifs.

 
Pourtant les Toulousains avaient bien démarré la rencontre, se permettant même de cadrer les deux premières frappes de la partie, sans grand danger toutefois pour Hugo Lloris. Mais dès la cinquième minute, les Lyonnais ouvraient la marque grâce à Lisandro Lopez qui avait bien suivi un ballon détourné par Matthieu Valverde sur une frappe de Michel Bastos. Dès lors la mission devenait beaucoup plus compliquée pour le TFC ; l’Olympique Lyonnais prenait ainsi le jeu à son compte et ne laissait que des miettes aux Toulousains. Et c’est logiquement que les joueurs de Claude Puel doublaient la mise à la trente-cinquième minute : sur une longue ouverture de Kim Källström, l’attaquant Bafétimbi Gomis résistait au retour de Daniel Congré et trompait le portier toulousain d’une belle frappe croisée. A 2-0 en faveur des locaux, le match était plié. Un espoir aurait pu subsister si le centre-tir de Franck Tabanou avait fait trembler les filets lyonnais, mais c’est le poteau qui sauva les cages du portier international. Plus rien ne sera marqué en seconde période, les Lyonnais s’offrant même le luxe de gâcher de sérieuses occasions de buts.
Les Violets n’ont pas grand-chose à regretter de cette partie, si ce n’est d’avoir encaissé le premier but trop rapidement. Après deux mois compliqués, les Toulousains s’étaient remis en question et leurs deux succès contre Auxerre et Caen laissaient entrevoir de réelles améliorations, tant dans le secteur défensif qu’offensivement avec les deux premiers buts de la saison de Federico Santander. Contre Lyon les Toulousains ont souffert dans le secteur défensif, et quelques erreurs individuelles (à l’image de celle d’Etienne Capoue amenant le premier but) auraient pu permettre aux Lyonnais d’alourdir le score. Offensivement ils sont retombés dans leurs travers : Santander était beaucoup trop isolé et manquait ainsi de soutien, une image trop habituelle depuis le début de saison. Mais, certes, ce Lyon-là était trop fort. Reste à prouver que cette rencontre n’était qu’un simple accroc et que les performances observées lors des deux rencontres précédentes peuvent être répétées contre des équipes moins fortes que le vice-champion de France.
Contre Lorient ce week-end la partie ne sera pas beaucoup plus facile, tant les joueurs de Christian Gourcuff sont capables de poser des problèmes à n’importe quelle équipe.

Monaco en souffrance

Dans le haut du tableau, Lille occupe toujours la première place grâce à sa victoire sur la pelouse de la lanterne rouge Arles-Avignon. Un succès acquis dans la douleur après un match très moyen des Lillois : le signe d’un champion ? Quoi qu’il en soit, il est plaisant de voir Lille occuper la première place ; un fauteuil de leader qui s’offre ainsi à l’une des équipes (avec Lorient) les plus offensives et plaisantes à voir jouer du championnat, cela ne peut que contenter les amoureux du beau jeu qui se plaignent souvent (parfois avec excès) de la frilosité de trop nombreuses équipes de Ligue 1. Le PSG, quant à lui, poursuit toujours sa route (triomphale ?) et possède en Nenê un joueur marchant sur l’eau depuis le début de saison. Cette année pourrait enfin être la bonne pour les Parisiens. Pour Marseille, en revanche, les derniers résultats ne sont pas à la hauteur de l’ambition du champion en titre.
En bas de tableau l’ASM commence à avoir très peur de devoir lutter pour sa survie en Ligue 1. Contre Saint-Etienne les Monégasques ont de nouveau livré une partie de reléguable en puissance : battus 0-2 ils ont montré de graves lacunes défensives et ont par deux fois manqué l’immanquable devant les buts de Jérémie Janot. Rien ne va plus du côté de la Principauté, et il n’est pas dit que Guy Lacombe reste encore longtemps en poste. Il se murmure même que Jean Petit pourrait une nouvelle fois assurer l’intérim sur le banc monégasque. Quoi qu’il en soit l’ASM se doit de réagir. Le calendrier est néanmoins cruel, et c’est au Parc des Princes que Monaco devra tenter de prendre au moins un point ce week-end, si le club princier veut s’éviter une nouvelle révolution de palais.

Romain Janer


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