Rugby à XIII; Le TO file à l’anglaise

Quelques semaines après le refus des instances anglaises d’intégrer un nouveau club français en Super League, le Toulouse Olympique XIII s’apprête tout de même à traverser la Manche pour rejoindre la League One, équivalent de la seconde division.
On ne peut pas appeler cela une grande victoire mais un bel essai transformé dans la démarche du Toulouse Olympique XIII. Recalé fin juillet pour son examen de passage en Super League, le club vient d’accepter, en accord avec ses partenaires, la proposition de la Rugby Football League d’intégrer la seconde division anglaise. Les dirigeants ont accepté une franchise de trois ans et, de ce fait, retiré leur formation du championnat Elite français.

 


Le TOXIII entamera officiellement la compétition anglaise en mars 2009 aux côtés de 10 autres clubs. Et même s’il ne s’agit pas de l’élite du rugby à XIII, cette aventure va permettre aux Toulousains de bénéficier d’une nouvelle vitrine et d’apports financiers : un match par semaine est diffusé en direct sur Sky Sport ainsi que quatre rencontres sur Sport +. Les organisateurs anglais ont en effet la volonté de faire de la League One l’antichambre de la Super League. Pour Jean-Michel Beauclou, chef de projet du TO, la D2 est «le passage obligé pour se mettre à niveau sportivement.» Même son de cloche du côté des instances dirigeantes du club : «L’intégration de la National League One est un véritable tremplin en vue de la prochaine candidature du TO à la Super League.»
Le rugby anglais ne fonctionnant pas sur le système de relégation / promotion comme en France, le TOXIII devra à nouveau présenter un dossier de candidature en 2010 pour une entrée dans l’élite en 2011. D’ici là, le club toulousain doit poursuivre sa structuration afin de remplir pleinement le cahier des charges imposé par les Anglais. Le point sensible reste l’aménagement du stade Arnauné aux Minimes qui implique une augmentation de capacité, de nouveaux locaux administratifs et de rangement, la mise en place d’une boutique et d’une véritable billetterie. Pour le TO, le stade «doit devenir une arène sportive et un lieu de vie et de convivialité, pour les supporters, les membres du club et les partenaires.» Un pari risqué dans une ville qui ne jure que par le XV et le Stade Toulousain. Mais Jean-Michel Beauclou reste confiant : «Je suis persuadé que nous avons la capacité de mobiliser le public sur des rencontres spectaculaires.» A l’image de la belle réussite des Dragons Catalans, en Super League depuis trois ans.

Sophie Orus


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