Retour dans le grand bain pour le TMB

Plus qu’une dizaine de jours et les basketteuses toulousaines vont renouer avec l’élite du pays. Cette fois, fortes d’un collectif jeune mais à toute épreuve, elles voudront déjouer tous les pronostics défavorables en leur faveur, qui les voit descendre illico presto. Entraînée par le novateur Matthieu Chauvet, cette équipe a su répondre présent lors de la préparation. Il ne reste plus qu’à enchaîner désormais.

Assurément, les filles du Toulouse Métropole Basket (TMB) n’entameront pas la saison de championnat en simples touristes. Promues en Ligue Féminine de Basket (LFB), soit le plus haut niveau national, les protégées du jeune entraîneur Matthieu Chauvet, ont envie de se maintenir de belle manière, même si cela sera très difficile. Après quatre semaines de préparation intensive, les voici aux aguets en attendant la première journée qui se disputera à Paris, face aux vice-championnes de France en titre, Montpellier : «Depuis quelques années, la LFB organise tous les matchs de la première journée sur le même site, ce qui constitue à chaque fois une grande fête. Il y a une tradition qui veut que le champion de LFB (Bourges) reçoive le champion de LF2 (Perpignan) et que le dauphin (Montpellier) affronte le vice-champion de la division inférieure, en l’occurrence le TMB. Ce n’est pas un début de calendrier facile pour nous, mais nous connaissons notre mission. Afin de se maintenir, il faudra au minimum gagner à huit reprises cette saison. Notre objectif est plus ambitieux. J’ai demandé aux filles de viser les dix victoires, ce qui nous permettrait de nous classer autour de la 10e place (14 équipes au total)», précisait Matthieu Chauvet, le successeur de Valérie Garnier (partie à Bourges) et qui a réussi à obtenir une promotion alors que le club visait cette montée en deux ans. Fort de son expérience avec les clubs de Challes et de la Roche-sur-Yon, il avait déjà emmené ces clubs en Final Four* de LF2. L’an passé, le TMB s’est incliné en finale face à Perpignan, s’octroyant tout de même un sésame vers l’étage du dessus.

 

Un basket plus tonique

 

Avec un effectif complètement rajeuni, le coach toulousain a imposé son style assez rapidement. Un basket basé sur la vivacité avant tout : «Sa façon de voir le basket est assez unique. Je vous avoue qu’au départ, cette méthode me laissait sceptique puis au fil des rencontres, je me suis rendue compte de ce que cela a apporté au groupe. On a vécu une saison intense à tous les niveaux, même les dirigeants ont dû se battre pour maintenir les finances à flot. On s’est beaucoup dépensées pour atteindre cet objectif, j’ose espérer que nous parviendrons à combler l’écart athlétique face à nos adversaires. Notre jeu est assez rapide, alors si on bosse bien à l’intérieur, on peut faire peur», soulignait l’ailière Darline Nsoki, qui avait débarqué à Toulouse après un séjour tumultueux à Tarbes (LFB). Venue chercher du temps de jeu dans la Ville Rose, elle n’a pas regretté ce challenge.

Mais la LFB, c’est compliqué, le TMB s’en était rendu compte en 2010-2011 lorsqu’il n’avait pas réussi à se maintenir. Pour tenter de combler cet écart notoire, le club s’est renforcé en enrôlant quatre joueuses de bon niveau. Demetress Adams (intérieure), Binta Drammeh (ailière), Inesa Visgaudaite (meneuse) et enfin, l’expérimentée Julie Legoupil (arrière), engagée pour assumer le rôle qui appartenait à  la jeune retraitée et reconvertie Emilie Maurice auparavant, à savoir celui de baromètre. Rassurées par des matchs amicaux convaincants dans l’ensemble, les filles n’ont plus qu’à confirmer sur le parquet.

 

L’effervescence des Jeux Olympiques

 

On peut encore leur tirer notre chapeau, les filles de l’équipe de France ont boosté la popularité du basket féminin, grâce à l’argent obtenu aux J.O de Londres cet été. Les téléspectateurs ont pu se rendre compte à quel point ce sport valait le coup d’œil et un minimum d’intérêt. Vraisemblablement, les salles de LFB bénéficieront du retour de la médaille et ainsi, les affluences devraient augmenter de manière significative. Au TMB, on s’attend évidemment aux répercussions positives, mais ce facteur ajoutera de la pression aux joueuses, cela ne fait aucun doute. Le coach en rajoute même une couche : «Les rencontres à domicile seront évidemment prépondérantes en vue de notre objectif de la 10e place. L’adversaire ne devra pas venir chercher ce qui nous est promis, à savoir la victoire». Cela promet du spectacle à foison au petit Palais des Sports.

par Mehdi Djebbari

http://www.basketlfb.com/toulouse/index.asp

 

 



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