Novès n’a rien oublié

En collaboration avec Guy Novès et le reporter Gilles Navarro, les éditions Privat publient un livre qui retrace la carrière de l’entraîneur toulousain en mille matchs.

Il y avait une teinte d’émotion lorsque Guy Novès a présenté son livre ce mardi matin. L’illustre entraîneur toulousain avait donc choisi le restaurant Le Colmado, afin d’y dévoiler de manière officielle l’ouvrage réalisé par le journaliste Gilles Navarro. L’intitulé : Mes 1000 matchs au Stade Toulousain, revient sur toute cette période, qui a débuté lors de la saison 1975-1976. Guy était alors un ailier prometteur, rien ne laissait présager cette immense carrière : « A  partir du moment où j’ai refusé le poste en équipe de France, il y a un an et demi, avec Gilles, nous avons commencé à répertorier les informations dont il avait besoin. Je n’avais pas envie d’une biographie, car je ne suis pas encore mort ! Je voulais par contre, qu’on se serve de ces mille matchs, pour revenir sur une carrière, auréolée de titres certes, mais ponctuée aussi de remises en question perpétuelles. J’ai compris qu’il fallait que je me retourne sur ce que j’ai fait en 30 ans», avouait-il à son auditoire de journalistes de tous horizons. Avec toute cette mémoire stimulée, il tenait à rendre hommage à tous ceux qui l’ont accompagné depuis le début, à commencer par son épouse Françoise, sa première adjuvante.

 

 

Beaucoup de choses à dire

 

Même si le Stade Toulousain a tout trusté sous l’ère Novès 1.0, nombreux sont ceux qui ont oublié qu’il a mis dix ans avant d’obtenir le premier Bouclier de Brennus : « J’en ai tellement souffert, si vous saviez ! », s’amusait-il, tout en relatant sa fascination pour le grand Béziers de ses jeunes années : « Je voulais qu’on leur ressemble, eux qui dominaient le rugby pendant dix ans et qui se sont éteints. Il faut prendre conscience que ce n’est pas facile d’être Champion de France, le fait de disputer vingt demies d’affilée suscite le respect ». Alors que ses joueurs avaient déjà pris la température à l’entraînement, Guy est parti les rejoindre dans la foulée, fier d’avoir pu contribuer à ce travail minutieux. Une fascinante lecture, agrémentée de clichés inédits, made in Toulouse assurément.

par Mehdi Djebbari



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