MOTO GP Di Meglio : « Un gros challenge nous attend »

Victime d’une fracture du sacrum l’an passé, le Toulousain Mike Di Meglio poursuit sa remise en forme pour être opérationnel en mars 2014, date du début des prochains championnats du monde de moto. Seul Français engagé en MotoGP, il évoluera au guidon d’Avintia, et tentera de faire du mieux possible, à la recherche de précieux points. A bientôt 26 ans, l’ex-champion du monde 125cm3 s’apprête à vivre un challenge majeur de sa carrière.

 

Mike, on vous imagine ravi de votre récent engagement auprès d’Avintia. Pouvez-vous nous raconter comment se sont déroulées les négociations ? 

 

Mon agent n’a jamais cessé d’être en contact avec différentes équipes, notamment Avintia dont j’avais testé la moto en 2012 au circuit de Valence. Déjà à l’époque, nous avions décidé d’un accord. Au final, tout s’est fait assez rapidement et j’ai pu signer avec eux pour une saison en catégorie Open. J’évoluerai en Moto GP, mais avec des critères différents de la catégorie Moto GP standard. Nos motos pourront contenir davantage de carburant et nous aurons également la possibilité de changer notre moteur plus souvent. La saison commence en mars prochain au Qatar. Tout va aller très vite.

 

Comment votre convalescence se passe-t-elle depuis votre blessure au dernier Grand Prix de République Tchèque ? 

 

Tout va pour le mieux, même si je sors tout juste d’une période de trois mois où j’étais cloué au lit. J’ai eu beaucoup de chance de n’avoir qu’une fracture du sacrum, alors qu’une moto m’a roulé dessus. Là, depuis une quinzaine de jours, j’ai pu reprendre le sport de manière progressive. Très bientôt, je vais me préparer physiquement avec le CREPS* et espère devenir opérationnel dès fin janvier. Les premiers essais avec Avintia débuteront en février sur le circuit de Sepang en Malaisie. Dans un premier temps, je vais tâcher de bien reprendre en douceur, car j’ai vraiment passé une sale période.

 

Votre nouvelle équipe a-t-elle tenu compte de votre blessure ?

 

Oui bien sûr. J’ai d’ailleurs effectué six jours d’essais avec la nouvelle moto, mais je n’étais pas à 100% de mes moyens. Avintia a quand même tenu à ce que je sois le coéquipier d’Hector Barbera pendant une saison complète. J’espère qu’au-delà de ma découverte de la catégorie, je vais pouvoir apprendre auprès d’un pilote assez expérimenté. Il n’y aura pas une énorme pression, mais nous espérons tout de même donner satisfaction aux membres de l’écurie, qui travaillent au mieux. Si j’ai la possibilité de m’engager avec eux à plus long terme, je le ferai volontiers. C’est une opportunité à saisir, un gros challenge qui m’attend.

 

Comment jugez-vous votre progression depuis votre titre mondial en 125 cm3, obtenu en 2008 ?

 

Juste après mon titre, j’ai eu la chance de basculer en 250 cm3 la saison suivante. Tout s’est bien passé avec deux podiums décrochés assez rapidement. Mais je n’ai pas eu l’opportunité de m’épanouir avec une équipe dans la durée. J’ai changé de structure chaque année, de plus, j’ai eu du mal à m’adapter à la catégorie Moto2. Une succession de choses négatives jusqu’à ma blessure au sacrum, est venue couronner le tout. A présent, je veux repartir du bon pied. Les sensations sont plutôt bonnes, les motos plus puissantes et plus rapides.

 

Vous serez le seul représentant français en Moto GP la saison prochaine. Ressentirez-vous une pression particulière vis-à-vis de ce paramètre ?

 

Non au contraire, je me dis qu’être le porte-drapeau ne peut que m’apporter de bonnes choses. J’espère que davantage de médias s’intéresseront à moi. Je songe aussi à l’exposition vis-à-vis d’éventuels sponsors, dont on a toujours besoin. Beaucoup de gens croient que c’est la belle vie d’être un pilote. Pour les plus titrés, c’est souvent le cas. Pour la majorité des autres, il faut sans cesse rechercher des financements, car nos frais sont très importants. Nous ne sommes généralement pas épargnés, d’autant plus qu’en ce moment, c’est la crise pour tout le monde.

 

Un Français, Randy De Puniet, a décidé de quitter la Moto GP, et vous, vous l’intégrez à partir de la saison prochaine. Avez-vous demandé des conseils particuliers à Randy ?

 

Nous discutons assez souvent tous les deux, mais plus en tant qu’amis. Nul besoin de conseils, chacun avance dans sa direction.

 Mehdi Djebbari

* CREPS : Centre de ressources, d’expertise et de performance sportives



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