Merci Monsieur McAlister !

Intraitable au pied samedi, le Néo-zélandais a inscrit la totalité des points marqués par le Stade Toulousain dans cette finale. Il avait fait de même la semaine passée contre Castres. Arrivé en grandes pompes en début de saison, il remporte son premier Brennus en rouge et noir.

 

Son pied droit n’a pas tremblé. Opposé à distance à un autre grand buteur, en l’occurrence Johnny Wilkinson, Luke McAlister a réussi avec brio ses six tentatives (18 points au total).

En face, à droite ou à gauche des poteaux, le centre toulousain a trouvé la mire, dans une partie où les maladresses se sont succédé 80 minutes durant. Il a certes manqué un drop à la 52e, mais a quand même essayé de se rattraper en initiant une des rares situations dangereuses de la partie. En effet, il fallait attendre la 66e pour voir enfin un joueur percer la ligne d’avantage adverse. Après avoir franchi le rideau toulonnais, il tentait de servir Clément Poitrenaud d’une astucieuse passe au pied, en vain hélas. Il s’agissait là, de la seule véritable opportunité d’essai pour Toulouse, une vraie purge. Du coup, les points furent marqués seulement suite aux fautes adverses. Une aubaine pour «Lucky Luke*», qui dans la continuité de son match parfait au Stadium face à Castres, a réédité la performance au grand dam des Toulonnais.

 

La bonne pioche de l’hémisphère sud

 

En signant à Toulouse cette année, Georges Luke McAlister savait pertinemment qu’il tirait ponctuellement un trait sur sa carrière avec le maillot des All-Blacks. Sa fédération qui accueillait la dernière Coupe du Monde et qui condamne toujours les expatriés de l’hémisphère nord, il a préféré la fuir et ainsi s’inscrire dans le projet toulousain. Le staff toulousain le voulait depuis un bail et il a débarqué l’année où plus personne ne l’attendait. Dès ses premières rencontres, il a séduit par son panache, de par son adresse avec le ballon également. Capable de jouer entre les lignes, de servir ses coéquipiers sur un plateau, l’homme aux 31 «haka» a connu un passage à vide après l’hiver. Invisible en H-Cup, il voulait absolument se racheter, les phases finales du Top 14 approchant à grands pas. C’est désormais chose faite avec brio. Dans la continuité d’un certain Byron Kelleher, vainqueur du Bouclier dès sa première année à Toulouse (2008), le Stade Toulousain tient à nouveau son All-Black. De premier choix évidemment, puisqu’il est décisif.

 

M.D

 

* Surnom de Luke McAlister

 




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