Les Spacers tirent un trait sur 2012

L’arrivée du joker médical Evan Patak, a relancé les volleyeurs toulousains. En une semaine, ils ont franchi le cap des 8e de finale en Coupe de France, ils ont même battu Montpellier, un rival sérieux en vue du maintien.

 

Cela faisait un sacré bout de temps que les Spacers n’avaient pas enchaîné deux victoires successives. C’est désormais chose faite depuis samedi grâce à une victoire important sur Montpellier (3 sets à 2), qui confirme leur qualification en quart-de-finale obtenue plus tôt dans la semaine contre Nantes-Rezé. Avec davantage de maîtrise, les protégés de Cédric Enard auraient pu balayer l’affaire en trois manches, finalement le retour en verve des Héraultais a légèrement bouleversé la donne : « Reprendre qu’un seul point à un concurrent direct (Montpellier) n’était pas notre objectif, mais on va s’en contenter. Il y a eu beaucoup de choses positives lors de la rencontre, dont l’adaptation record de notre nouveau pointu américain Evan Patak, venu remplacer numériquement Damiao, blessé à la main jusqu’à la fin de la saison », précisait Cédric Enard, le coach toulousain. En effet, quand le nom de Patak lui a été proposé par le réseau d’agents de joueurs, il a tout de suite convaincu ses dirigeants de faire l’effort financier nécessaire. Actuel numéro 2 dans la hiérarchie des pointus en équipe nationale des États-Unis, Patak a déjà séduit en une semaine. Sa présence dans le jeu et sa faculté à motiver les autres, en font un atout supplémentaire, qui pourra peut-être, permettre aux Toulousains de se sauver en Ligue A.

Un problème d’ordre psychologique

 

Après cette belle semaine auréolée de succès, les Spacers sont à pied d’œuvre à quelques jours d’un déplacement prépondérant à Rennes. Actuels avant-derniers du classement, ils savent qu’ils sont obligés de passer la seconde, s’ils veulent se sortir du bourbier. Avec seulement quatre victoires sur quinze parties, ils lutteront jusqu’au bout avec Tourcoing, Montpellier et même Avignon le dernier : 

« J’ose espérer que cette dynamique va nous permettre de bien gérer la suite. Notre priorité reste le championnat. On verra bien qui on tire en quart de la Coupe, mais bon, d’abord la Ligue A. Pour nous, c’est une nouvelle « demie » saison qui commence à présent », détaillait Enard, bien conscient des lacunes psychologiques de la première partie d’exercice. Du talent, il n’en manque pas aux Spacers, la clé se situe plutôt dans la manière de gérer les moments chauds. Désormais, il sera question de garder le rythme, sous peine de s’enliser dangereusement chez les relégables. Cette équipe vaut bien mieux que ça, à elle de mieux maîtriser son destin…

 

3 questions à Thibault Rossard

 

Champion de France avec les Espoirs Toulousains l’an passé, Thibault Rossard devient peu à peu un élément déterminant au sein de la rotation effectuée par Cédric Enard. Fer de lance de l’équipe de France des moins de 18 ans, il a envie de franchir un cap supplémentaire. Cela passe d’abord par des performances régulières avec Toulouse.

 

Thibault, quelle belle semaine ! Comment avez-vous vécu ces deux succès ?

 

Plutôt bien, il faut dire qu’on a tellement galéré depuis le début, qu’il ne pouvait rien nous arriver de pire. On a vu que contre Nantes et contre Montpellier, nous étions capables de déployer du bon volley. A nous d’enchaîner ce genre de performances, l’arrivée d’Evan Patak va professionnaliser davantage le groupe. Avec un peu de confiance, nous éviterons peut-être de perdre les matchs serrés à notre portée. On a trop lâché les fins de set, ça doit cesser.

 

Les superlatifs ne manquent pas, lorsqu’il s’agit d’évoquer votre talent. Estimez-vous avoir progressé depuis votre arrivée en professionnel ?

 

Assurément oui, déjà l’an dernier j’avais un problème de genou récurrent, et je jouais malgré la douleur. Désormais, j’ai appris à me passer du volley si on estime que j’ai besoin de guérir. Personnellement tout se passe bien, j’arrive à concilier mes études à Montpellier (école de commerce) et le volley à Toulouse. Bien sûr, j’aimerais qu’on connaisse davantage de succès avec les Spacers. Les deux victoires vont relancer la machine, je l’espère.

 

Vous êtes-vous fixé des objectifs à court et moyen termes ?

 

Comme je le disais, régulariser mes performances sur le parquet. Rendre un maximum de services à Toulouse pour nous maintenir. Puis pourquoi pas, essayer d’aider un maximum l’équipe de France de ma catégorie, à se qualifier pour les Mondiaux.

 

par Mehdi Djebbari



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