Les Spacer’s respirent de nouveau

Les volleyeurs toulousains ont remporté contre Nice le match de la peur et s’extirpent ainsi de la zone de relégation. Après quatre défaites de suite, le TFC a renoué avec la victoire à Lens ; de son côté le Stade Toulousain a (difficilement) consolidé sa place de leader.

 
C’était le match qu’il fallait impérativement gagner, celui même de la dernière chance pour les Spacer’s. Dans la lutte avec Nice pour ne pas accompagner Saint-Quentin l’an prochain en Ligue B, Toulouse n’avait pas le droit de perdre face à son concurrent direct. En s’imposant trois sets à un les volleyeurs toulousains ont ainsi repris la main en cette fin de saison et laissent leurs homologues niçois à la treizième et avant-dernière place du classement de la Ligue A. Si le maintien n’est pas acquis pour autant, loin s’en faut, c’est une réelle bouffée d’oxygène pour des Spacer’s qui se trouvaient au bord du gouffre depuis de nombreuses semaines. A maintenant quatre journées de la fin du championnat, les Spacer’s possèdent quatre points d’avance sur Nice, qui certes compte un match de retard mais qui se voit offrir un calendrier de fin de saison plus délicat, sans parler du coup au moral de cette défaite en terre toulousaine. Au programme des Toulousains pour la prochaine journée : un déplacement à Beauvais (actuellement dixième mais avec deux matchs en retard) mardi prochain.
Les basketteuses toulousaines disputaient, elles, les huitièmes de finale de Coupe de France samedi dernier. Hélas, pas de miracle pour Toulouse qui s’est logiquement fait rosser par Tarbes 63-37.

C’est reparti pour le TFC

Après quatre défaites consécutives le TFC devait absolument obtenir un résultat à Lens, sous peine de connaître une fin de saison très délicate. Lors des dernières journées, les Violets perdaient tout en dominant globalement leurs adversaires. Le plan d’Alain Casanova était donc simple : ne surtout pas concéder de but et procéder par contres. Mission réussie, grâce à une solidarité retrouvée et un collectif très bien organisé défensivement, mais aussi grâce à la grande faiblesse de leurs hôtes d’un soir, qui n’ont quasiment jamais mis en danger le jeune (19 ans) Ali Ahamada, titulaire pour la première fois dans les buts toulousains. De nouveau à la pointe de l’attaque, Federico Santander a inscrit le seul but de la rencontre en transformant de la tête un centre de Fodé Mansaré. Le TFC a ainsi retenu les leçons de ses échecs passés en se montrant décisifs dans les zones de vérité, surtout derrière, les défenseurs remportant quasiment tous leurs duels. Si Franck Tabanou et Daniel Braaten se sont montrés relativement discrets, les Violets se sont tout de même créés quelques occasions avant que Santander n’inscrive le but victorieux – l’attaquant paraguayen se permettant même de manquer un ultime face-à-face avec le portier lensois dans les arrêts de jeu. Du côté lensois, justement, rien ne va plus ; à moins de se réveiller très rapidement, il sera très difficile pour eux de se maintenir en Ligue 1 en (non) jouant de cette façon.
Pour le Stade Toulousain, la rencontre contre Brive a été bien compliquée mais néanmoins victorieuse. Il aura en fait fallu un exploit de l’ailier Caucaunibuca pour que les toulousains prennent définitivement les devants face à des brivistes valeureux. Ces derniers n’auront d’ailleurs pas tout perdu car ils sont repartis très logiquement avec le point du bonus défensif grâce à un essai de Palisson à dix minutes de la fin de la rencontre. Résultat des courses : le Stade Toulousain conserve sa place de leader du Top 14 (d’autant que le Racing-Métro s’est incliné à Biarritz 36-32) avant d’aller affronter les Racingmen lors de la prochaine journée. Pour terminer, notons l’irrespect total des diffuseurs et des décideurs qui ont eu la très mauvaise idée de faire coïncider cette journée de championnat en même temps que le match du quinze de France. Au moment même où les joueurs de Marc Lièvremont donnaient le coup d’envoi de leur défaite historique à Rome les rencontres de Top 14 n’étaient même pas terminées ! Ce week-end était décidément bien sombre pour le rugby français.

Romain Janer


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