Les SPACER’S n’ont rien à regretter

Zago a parfois pris le dessus sur l'homme du match

Opposés à la grande équipe de Tours, les Toulousains ont eu fort à faire en cette soirée de finale de la Coupe de France. Valeureux mais peu incisifs dans les moments chauds, ils pourront néanmoins regretter les cinq balles de set obtenues lors du premier set. Défaite trois sets à un des protégés de Cédric Enard, qui évolueront tout de même en Ligue A l’an prochain. Quand tout n’est pas perdu…

 

Même si les Spacer’s auraient préféré partir en vacances un poil plus tard, ils pourront se féliciter de cette fin de saison, où ils ont atteint leur objectif du maintien et la finale de la Coupe, un peu à la surprise générale. Dans un contexte dépourvu de toute pression, les Toulousains débutaient la rencontre pied au plancher, prenant même une avance significative après quelques minutes.

 

1er set : (27-29)
Un premier tournant dans la rencontre

 

C’est sans doute le manque d’expérience qui a fait défaut. En tout cas, après avoir obtenu cinq balles de set, les Spacer’s ont craqué sous les coups de boutoir de l’excellent Konecny, bien trouvé par le passeur Pinheiro. De l’autre côté, l’association entre le passeur Eloi et le pointu Evan Patak ne parvenait pas à égaler le tandem adverse, au grand regret du coach Cédric Enard regrettant cette mauvaise entente.

Un grand dommage car les Toulousains sont superbement rentrés dans la partie, tenant peu compte de l’accueil hostile. En effet, les Tourangeaux venus en masse, par rapport aux 120 supporters des Spacer’s, ont soutenu leur équipe du premier au dernier point.

 

2eme set : (22-25)
Tours fait respecter la logique

 

Déboussolés par l’issue défavorable du premier set, les Toulousains ont très mal entamé ce second set. Toutefois, au lieu de s’enfoncer, ils ont su revenir et ne se sont inclinés que de trois points au final. Si Zago et Rossard étaient bien au rendez-vous, ce ne fut pas le cas de Patak, déconcerté après cette balle de set ratée lors du premier exercice. En face, ça pilonne dur. Konecny justifiait parfaitement son statut de maître artificier et enfilait les perles à grand coup de smash imparable.

 

3e set : (25-20)
Toulouse reprend espoir

 

Tout le monde pouvait penser que le match semblait déjà terminé. Avec deux sets de retard, la bande à Cédric Enard a finalement tenu tête aux ogres d’Indre-et-Loire. Sous l’impulsion du capitaine Diogenes Zago et du jeune Thibault Rossard, les Spacer’s s’octroient le gain du troisième et pouvaient espérer, le temps d’un set supplémentaire, d’accrocher un éventuel tie-break.

 

4e set : 22-25
Et Konecny s’en est chargé (36 points)

 

Dès l’entame, Toulouse semblait avoir envie de se démener. Bien partis et distançant constamment les Tourangeaux, ils répétaient leurs gammes, toujours bien guidés par le capitaine et par l’éblouissant Rossard. Malheureusement en face, le central Konecny décidait de prendre le jeu à son compte (36 points au total !). Attaques imparables dans un premier temps, l’actuel meilleur du championnat sortait une exceptionnelle série de neuf points d’affilée, dont quelques services canons se ponctuant de temps en temps sur des « aces ». En un rien de temps, les outsiders déboussolés, perdaient pied tout naturellement. La tendance était bien respectée, Tours pouvait fêter sa victoire qui fut plus compliquée à obtenir que prévu.

 

 

L’homme du match :  Thibault Rossard

La connexion entre le passeur Eloi et le pointu Patak, n'a pas été à la hauteur des attentes du staff toulousain

 

 

Bien connu à Toulouse, le jeune réceptionneur-attaquant a réalisé une performance exceptionnelle. Même si elle est passée au second plan en raison des étincelles de son homologue tourangeau David Konecny, Thibault s’est fait remarquer dans le bon sens du terme. Gaucher adroit au service, il a marqué 26 points en attaque. Il a également sonné la révolte des Spacer’s à partir du troisième set, en compagnie de son capitaine Diogenes Zago, bien présent lui aussi tout au long de la rencontre. S’il reste à Toulouse l’an prochain, Rossard sera une vedette du championnat, cela devient inéluctable.

 

 

ILS ONT DIT :

 

Cédric Enard (coach des Spacer’s) : « Je suis fier de mes hommes qui ont tout donné. Je leur avais dit de faire le maximum, de manière à ce qu’on puisse se regarder les yeux dans les yeux à l’issue de la rencontre. Cette Coupe de France aurait pu récompenser toute une saison bien compliquée, où on a lutté jusqu’à la dernière journée pour se maintenir. Tours a eu le dernier mot, grâce à son expérience et surtout grâce à Konecny qui fut « inarrêtable » au moment clé. J’ai tout fait pour le déstabiliser : du coaching inutile, j’ai demandé des temps morts. Il était en feu, cela n’a servi à rien. »


Diogenes Zago (capitaine des Spacer’s) : « Nous avions toujours eu du mal à terminer les sets contre Tours. Samedi encore, cela s’est vu au premier notamment où nous n’avons pas su conclure malgré quatre balles de première manche. Au final, il n’y a pas eu un si gros écart entre l’équipe qui a terminé première de la phase régulière et nous, qui avons lutté pour ne pas descendre. Ce parcours en Coupe nous a fait beaucoup de bien et nous méritions d’accéder en finale. A 32 ans, je ne sais pas encore combien de temps je vais jouer, mais après un match comme ça, j’ai une motivation décuplée pour revenir à Paris. Cette fois pour soulever la Coupe. »

 

par Mehdi Djebbari



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