Les Spacers ne veulent plus plaisanter

100 % de réussite en ce qui concerne les victoires à domicile pour les Spacers. Après Tourcoing lors de la première journée, samedi c’est Rennes qui a subi la furia des Toulousains, vainqueurs trois sets à un. Une partie très plaisante à suivre, se concrétisant par un second succès en trois matchs.

 

Derniers rentrés sur le devant de la scène des sports collectifs, les volleyeurs toulousains réussissent un bon début de Ligue A. Contrairement à l’année dernière, où le compteur demeura vierge lors des trois premières rencontres, Toulouse compte déjà deux victoires, pour une seule défaite. Les deux succès, obtenus au Palais des Sports, confirment bien les volontés du club d’aller de l’avant, avec l’objectif des play-offs, toujours en ligne de mire. Le collectif des Spacers ne détient certes aucune star, il possède tout de même des joueurs de grand talent. Cédric Enard, bien aidé par son adjoint Stéphane Sapinart, ont réussi à réunir un collectif plus qu’homogène. Les Brésiliens qu’ils soient Diogenes Zago (le capitaine), Alex Damiao ou même André Eloi, se sont adaptés en une période record. Aucun privilège par rapport aux autres, même la recrue américaine Andrew Hein ne justifie pas d’un traitement de faveur. Ajoutez à cela, quelques joueurs français confirmés, dont certains en devenir (Thibault Rossard et Trévor Clevenot), les talents ne font pas défaut, reste encore à les exploiter à leur quintessence.

 

Rencontre avec Cédric Enard, coach des Spacers depuis deux saisons

 

Après Tourcoing, vous enchaînez sur une seconde belle victoire au Palais des Sports. Le scénario vous a-t-il plu ?

C’est l’équipe qui a gagné la Coupe de France, c’est vrai ! Mais depuis le début de la saison, ils ne sont pas forcément très bien, il fallait en profiter. Je suis très content pour nous, car pour une fois, nous avons su mettre de la consistance, plus souvent dans la rencontre. Bien sûr, nous avons connu quelques trous d’air encore, surtout au seconde et au troisième sets. En tout cas, il y a eu davantage de régularité. L’entrée de Trévor Clévenot nous a fait du bien, en l’absence de Gaël Vandaele (malade). C’est important de pouvoir compter sur tout le monde. Ce groupe doit être notre force.

 

Pourtant, cette partie a bien failli vous échapper…

C’est aussi là que je suis content. Je retiens surtout ce troisième set, où on met le turbo un peu dans la difficulté (ils étaient menés tout du long). A Montpellier mercredi, nous n’avions pas été en mesure d’accélérer le rythme, d’ajouter de l’intensité. Cette fois, ça a payé et tant mieux pour nous. Progressivement, ça prend forme, les Brésiliens retrouvent le bon tempo, avec Alex notre pointu, qui nous a sortis sa première grosse prestation de la saison. De toute manière, il faudra jouer ainsi si l’on veut se faire remarquer dans le bon sens. On est un peu en retard par rapport à ce que j’attendais, il s’agit quand même d’un bon début de championnat pour notre part. Nous restons invaincus à la maison, ce qui permet d’aller défier Paris, sans la moindre pression.

 

Votre équipe est-elle meilleure que l’an passé ?

L’année dernière, nous avions des ambitions similaires, mais on avait commencé d’entrée face aux cadors (Sète, Tours et Poitiers). Tu ne commences pas le même championnat, quand tu subis trois défaites d’entrée. Là, c’est bien, notre effectif a été peu bouleversé. On commence avec deux victoires à domicile contre Tourcoing et Rennes, c’est rassurant. Je peux vous garantir qu’on les a pris au meilleur moment, car ils ne seront pas toujours aussi tendres au fil du temps et des matchs, surtout Rennes. Ça fait six sur six, on va se tourner vers Paris, qui va être je pense, un très, très gros morceau du championnat. C’est un nouveau test pour nous. Advienne que pourra.

 

par Mehdi Djebbari



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.