Les Fénix ont éclairci leur horizon

Malgré de grosses difficultés financières cet été, le club de handball toulousain a bien commencé le championnat. Il s’est même trouvé un tout nouveau dirigeant, prêt à s’investir tout en gardant un projet de croissance cohérent.

 

Ca y est, tout a l’air d’être rentré dans l’ordre chez les Fénix. Côté coulisses tout d’abord, avec la nomination d’un tout nouveau président : Philippe Dallard, actuel PDG du groupe Dallard-Citröen, actionnaire majoritaire à 51%. Au final, le club est parvenu à régulariser les contrats de deux de ses recrues. Si Miha Zvizej et Xavier Moreau disputent déjà des parties sous la tunique bleue, ce ne sera pas le cas de Rock Feliho, trop peu préparé à vivre avec ces incertitudes financières. Il a préféré retourner à Nantes, son club d’origine où il a récupéré le brassard de capitaine. Tant pis pour Joël Da Silva, l’entraîneur des Fénix qui recherchait un stabilisateur de défense, il fera sans et pour l’instant, les résultats sont assez flatteurs. Car en ce qui concerne le côté sportif, Toulouse compte déjà deux victoires dont une face au champion de France Montpellier (une première depuis 1998), un nul et une seule défaite à Tremblay en France. Dimanche dernier, ils se sont qualifiés pour le tour suivant de la Coupe de la Ligue, disposant difficilement de Cesson. Seul bémol, et non des moindres, la blessure de Jérôme Fernandez, qui sera absent huit semaines. Après avoir vécu sans président, le récent sixième du championnat s’apprête à vivre sans son emblématique capitaine (cf : carton rouge de la semaine).

 

Rencontre avec Philippe Dallard, président des Fénix

 

Président, racontez-nous comment vous avez été convaincu par ce projet ?

Je crois au phénomène de vie tout simplement. Par moment, il faut savoir saisir des opportunités, savoir prendre des risques aussi. Certainement que j’étais prédestiné à me rapprocher du milieu sportif après plusieurs refus de ma part dans le passé. Il y a eu des rencontres, des hommes voulant s’investir. J’ai senti de la bienveillance et de l’envie au sein du club. Il a été facile de monter un projet cohérent en un minimum de temps. Je suis quelqu’un qui prône pour le travail efficace. Dans un premier temps, il a fallu rassurer tout le monde, désormais nous nous mettons au boulot.

 

Dans quel état avez-vous récupéré ce groupe ? Les joueurs étaient-ils inquiets de la situation ?

Oui et ils auraient eu tort de ne pas l’être. Leur première réponse, ils me l’ont apportée sur le terrain en battant Montpellier. Ils étaient certes diminués, mais j’ai vu notamment un William Accambray de niveau international en face de nous. J’ai discuté avec leur président. Croyez-moi, ils n’étaient pas venus pour faire de la figuration. Il fallait le faire, je leur tire mon chapeau. Pour l’instant, notre équipe joue bien et gagne. Les joueurs ont vécu une période compliquée, toutefois ils ont fait face à leurs responsabilités, s’appuyant sur des valeurs exemplaires. Le rôle du coach Joël Da Silva s’est également avéré prépondérant. A présent, la dynamique est installée, nous partons défier Paris sans la moindre pression. Inutile de nous prendre pour des autres, il y aura dans ce championnat deux-trois équipes véritablement au-dessus du lot (Paris, Montpellier, Chambéry). Deux autres plus à notre portée (St-Raphaël, Dunkerque). Le but serait de se situer dans ce peloton et de trouver une certaine stabilité. C’est très important de garder un minimum d’ambitions.

 

Un seul point noir depuis votre arrivée, la blessure de Jérôme Fernandez dimanche. Une vraie tuile ?

 

C’est la vie, c’est le sport. L’équipe a été rassurée en voyant qu’elle pouvait jouer sans lui. Pendant vingt minutes, ils ont tout donné. Avant d’être un grand joueur, c’est un grand monsieur, qui a fait le choix de venir à Toulouse. Il répond aux attentes avec des statistiques correctes qui plus est. Là, il est au repos jusqu’à la fin de la semaine, ensuite il se remettra au travail. Mais il n’est pas seul dans l’équipe, il y a aussi d’autres leaders, il sera là pour épauler, et continuer à encourager le collectif. Pendant quelques semaines, on va faire sans lui et puis on verra bien.

 

par Mehdi Djebbari



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