Les Dauphins parmi l’élite

La natation française, une référence mondiale à Londres

 

Forte d’une délégation jeune et talentueuse, la France est devenue une nation reine de la natation. C’est simple, quasiment toutes les médailles d’or obtenues pour l’instant à Londres, ont été obtenues grâce à un sport aquatique. Il y a bien sûr Yannick Agnel (médaille d’or en 200m nage libre et en relais 4 fois 100m nage libre) chez les garçons, mais aussi Camille Muffat (médaille d’or sur 400m nage libre) qui ont crevé l’écran. A huit jours de la fin des épreuves de natation, tous les clubs représentés à l’échelle nationale, sont en haleine et souhaiteraient faire parler d’eux, à l’image de celui de Nice, qui truste tout pour l’instant. Chez les Dauphins du Toec, on profite de l’effervescence, en espérant qu’un membre sorte la tête de l’eau tout sourire. Ils sont cinq à porter les couleurs toulousaines. Les voici!

 

Ce n’est que partie remise pour Coralie Balmy

 

Les Jeux Olympiques avaient pourtant bien débuté pour la protégée de Franck Esposito. Troisième temps des demi-finales du 400 mètres nage libre, elle n’a pas su améliorer sa performance de Pékin (4e en 2008), lors de la finale remportée par la Niçoise: Camille Muffat. Malgré tout, cette 6e place va lui permettre de tirer quelques enseignements. En effet, la copine d’Alain Bernard est encore engagée dans le relais (4fois 200m nage libre) et surtout dans le 800 mètres nage libre, où elle possède de sacrées chances de décrocher un podium. Championne d’Europe à Debrecen (Hongrie) en 2012, la Martiniquaise est encore jeune (25ans)…

 

Alexianne Castel a explosé son chrono !

 

Parfois, même en réalisant le 12e temps des séries du 100 mètres dos, on peut pulvériser sa meilleure performance sur la spécialité. C’est le cas pour Alexianne Castel, la native de Bordeaux, qui a réalisé un superbe chrono (1m,00s,46cts), hélas, bien insuffisant pour prétendre à une médaille.

Ceci dit, par rapport à Pékin où elle avait tout juste 18 ans (23e en 2008), elle a encore franchi un cap au sein de la hiérarchie de l’aller-retour sur grand bassin. Castel, qui préfère le 200m, car il lui permet de mettre en valeur sa résistance sur mi-distance, a déjà très envie d’en découdre avec les séries qui débutent ce jeudi à Londres. Quoiqu’il arrive, il lui restera une dernière chance de rentrer médaillée, le lendemain avec les séries du relais 4 fois 100m 4 nages. Un domaine dans lequel la pensionnaire du Toec pourra faire admirer sa grande polyvalence.

 

Ophélie Cyrielle-Etienne continue d’apprendre

Éliminée dès les séries du 200 mètres nage libre, les Olympiades ont été courtes, mais demeurent une étape importante pour la suite de la carrière de la licenciée toulousaine. Engagée uniquement dans cette épreuve, elle n’a pas pu confirmer ses belles médailles de bronze obtenues à Debrecen (3e en 200 m nage libre et 3e en 400m nage libre). Ce n’est que partie remise pour la sirène de 21ans. D’ici Rio de Janeiro en 2016, inutile de préciser qu’elle va énormément travailler, car il ne lui manque plus qu’un détonateur. Capable d’enchaîner deux années de folie (entre 2008 et 2010), Ophélie avait connu une période de disette jusqu’aux derniers championnats d’Europe. L’année 2012 restera tout de même, un cru intéressant dans sa carrière.

 

Julien Sauvage préfère l’eau vive

 

En s’entraînant dans une eau à 12° pendant plusieurs mois, Julien s’est préparé à lutter contre l’hypothermie. Inscrit dans une discipline toute nouvelle, le 10 km en eau vive, il représente une chance de médaille pour la délégation tricolore. C’est à Shanghai (Chine) qu’il s’est qualifié pour les J.O, réalisant le 8e temps d’une course. Une véritable aubaine pour l’outsider Sauvage, qui a su apprécier cet honneur à sa juste valeur. Ingénieur de métier, il entrera en lice le dernier jour des épreuves de natation: le 10 août. La température de l’eau, prévue aux alentours de 19°, ne devrait pas trop déranger le Dauphin du Toec de 27 ans, à l’occasion de ses tous premiers Jeux.

 

Lorys Bourelly victime du phénomène Yannick Agnel

 

Il savait déjà que sa présence dans le groupe relevait de l’exploit… Lorys Borelly n’aura pas à rougir de sa présence outre-Manche. Cinquième meilleur temps de l’année sur 200m nage libre, il a brillamment obtenu sa qualification, en toute logique. Malheureusement, il n’est que le remplaçant du solide quatuor français: Grégory Mallet, Amaury Leveaux, Clément Lefert et Jérémy Stravius, tous bien aguerris au haut niveau. Après une qualification aisée en séries juste derrière les grands favoris américains, le relais a même préféré évincer le dernier nommé, afin de le remplacer par le double médaillé d’or: Yannick Agnel. La France, qui court après un titre en relais depuis toujours, voudrait profiter de son meilleur atout et c’est tout à fait légitime. Ni Stravius, ni Bourelly ne contesteront ce choix. A eux de devenir incontournables à l’avenir. Dès qu’il rentrera à Toulouse, Lorys, entraîné par l’emblématique Lucien Lacoste, se remettra au charbon et ainsi revenir plus fort dans les années à venir.

 

Mehdi Djebbari



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