Les Bleus ; prêts à défier les Gallois

Après son succès face aux Anglais, le quinze de France s’apprête à disputer sa sixième demi-finale en sept éditions face à un adversaire inattendu mais néanmoins talentueux : le Pays de Galles.

 

Sacrés Français ! Ils nous font le coup à chaque fois, ou presque, mais on se laisse pourtant faire comme à l’accoutumée. Quand on les imagine au fond du trou, quand on pense qu’ils ne pourront plus s’en sortir, c’est à ce moment précis que les rugbymen français ressurgissent du quasi-néant pour nous offrir des matchs d’anthologie, des rencontres où notre palpitant souffre mille maux jus- qu’à la délivrance finale. Certes cette année nous avons tous certainement surestimé la valeur des Anglais. Mais tout de même, ce quinze à la rose restait jusqu’alors notre bête noire ! Cette victoire fa-ce à notre meilleur ennemi n’en reste donc que plus réjouissante, car enfin, à l’image de la bande de Tony Parker face aux Grecs, enfin les rugbymen français ont vaincu leurs homologues anglais. Il ne reste plus qu’aux Bleus de Laurent Blanc de battre l’Allemagne lors du prochain championnat d’Europe de football… Il est vrai que cette victoire n’est pas exactement la première face aux Anglais en Coupe du Monde, mais de par sa dramaturgie d’avant-match, elle reste unique. Mais à l’heure de défier les Gallois, relativisons tout de même un minimum l’“exploit” (les guillemets semblent appropriés, au vu de la faiblesse de l’équipe adverse) réussi par le quinze de France. De toutes les formations anglaises rencontrées en Coupe du Monde, celle battue samedi est de loin la plus faible. Non seulement ils nous ont offert la première mi-temps sur un plateau (encore fallait-il en profiter, nous sommes d’accord), mais en plus ils ont systématiquement tenu à ne jamais faire en sorte de nous faire croire comme possible un éventuel come-back de leur part.

Des Toulousains performants

Marc Lièvremont a choisi de faire confiance aux mêmes joueurs pour défier les Gallois : la formation initiale est ainsi inchangée pour la première fois lors de cette Coupe du Monde. Un choix finalement logique vis-à-vis des quinze titulaires qui ont tous disputé leur meilleur match du tournoi lors de ce quart de finale. Si Julien Bonnaire ou Imanol Harinordoquy ont certainement été les deux meilleurs joueurs de cette rencontre, les représentants du Stade Toulousain ont eux aussi été à leur avantage. Thierry Dusautoir notamment a semblé plus serein que lors des précédentes rencontres, comme si le capitanat n’était plus un poids mais au con-traire une marque d’honneur permettant à son porteur de se sublimer. Vincent Clerc, comme à son habitude, y est allé de son essai, imité cette fois-ci par Maxime Médard, une nouvelle fois convaincant à l’arrière. Reste maintenant aux Bleus le plus difficile : confirmer face aux Gallois pour éventuellement s’offrir une nouvelle finale. On sait qu’historiquement les rugbymen français se plaisent à décevoir après qu’ils ont accompli un exploit. Souvenons-nous seulement de 2007, quand à une victoire face aux favoris Néo-Zélandais succédait une défaite face aux Anglais. Il se pourrait néanmoins que l’histoire soit différente cette année, les Bleus ayant certainement retenu la leçon des dernières éditions. Mais méfiance tout de même : ces Gallois sont redoutables, ils l’ont démontré depuis le début de la compétition, et se révèleront à n’en pas douter des adversaires plus coriaces que leurs voisins anglais. Confiants mais vigilants : l’état d’esprit gagnant pour triompher ?



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