Le TFC passe un examen blanc contre Nice

Ibrahimovic a été dérouté par Aymen Abdennour (au milieu). Steeve Yago en fut témoin

En constant progrès à domicile, les Toulousains aimeraient prendre leur revanche contre les Aiglons niçois. Battu 4-3 l’an passé, le TFC présente désormais un autre visage. Quelques cadres sont en place et des recrues s’imposent peu à peu. De quoi espérer mieux que cette actuelle 14e place.

 

Il n’y aura pas de troisième victoire d’affilée pour le TFC. Les Toulousains ont été battus par le PSG (0-2), au terme d’un match suscitant quelques polémiques, notamment au niveau de l’arbitrage de Mr Enjimi : « Depuis le temps que je suis sur les terrains, j’ai l’habitude de ce genre de tournures. Ce soir ça nous fait mal », évoquait Étienne Didot à l’issue de la rencontre, faisant référence au penalty accordé injustement aux Parisiens, après une faute imaginaire d’Uros Spajic sur Edinson Cavani. Les Violets reçoivent Nice ce samedi au Stadium, ils seront sans doute vexés par ce scénario irréversible du Parc des Princes. Ils retrouveront face à eux, une équipe qui s’était imposée lors de l’exercice précédent (3-4) et donc décomplexée en quelque sorte. Dans des dispositions similaires cette saison, les Niçois de Claude Puel présenteront leurs habituels atouts, comme un certain Dario Cvitanich, déjà auteur de 5 buts en Ligue 1.

 

Maintenir la dynamique du Stadium

 

Toujours invaincu dans son antre en trois rencontres, le Toulouse 2013-2014 s’est rassuré lors de la venue de Lorient en milieu de semaine dernière. Méritant contre Bordeaux (1-1; 2e journée) puis rattrapé in extremis face à l’OM (1-1; 5e journée), il a dû attendre la 7e journée pour décrocher trois points d’un coup à la maison. Petit à petit, le schéma tactique mis en place par Alain Casanova donne des satisfactions progressivement. A trois, les défenseurs sont toujours aussi compliqués à manœuvrer et dans l’entre-jeu, les milieux de terrain s’appliquent davantage à jouer court. Finis les longs ballons à destination du pauvre attaquant, jadis esseulé par le système mis en place. Désormais, les deux éléments offensifs peuvent prendre les espaces, mais aussi venir au contact des dépositaires du jeu, afin de créer diverses solutions. Samedi dans la Capitale, l’entraîneur toulousain avait opté pour la prudence, alignant seulement une seule pointe : Martin Braithwaite. Une stratégie peu payante, qui s’est enrayée à cause d’un coup-franc mal négocié par la défense : « Notre idée de base était d’être très bien placés tactiquement, de bien défendre, de faire courir le ballon et de leur poser des problèmes dans des zones où ils étaient affaiblis. On a bien respecté notre plan de jeu, mais on a été trop timide sur nos attaques en première période. Le but de Marquinhos nous réveille. On a ensuite bien démarré la seconde période, mais on n’a pas pu marquer », regrettait Casanova bien impuissant face à l’armada de la capitale.


 

La fibre latine de retour

Samedi à 20h, il en sera tout autre car le TFC ne visera rien d’autre que la gagne. Une équipe type se dessine peu à peu, et l’entraîneur aux origines espagnoles profite enfin de son melting-pot de onze nationalités, apportant tout de même une petite touche latine chère à ses racines. On l’a vu samedi, les abonnés de Free eux aussi, Casanova a enfin recruté du taulier. Un milieu comme Abel Aguilar, ça manquait à cette équipe. Et puis ça taquine Zlatan Ibrahimovic, ça conteste les décisions, ça s’adapte aussi, à ce football nouveau. Mine de rien, ses attitudes ne trompent pas. Le Colombien (42 sélections) n’a pas volé ses capes, il sent le sacré personnage, et fera forcément mieux qu’à Paris et qu’à Bastia. Oscar Trejo lui, c’est autre chose. L’Espagnol se cherche encore dans ce TFC new-look. Titulaire indiscutable à chaque journée de L1, le milieu offensif  a des airs malingres. Une nonchalance certaine, qui cherche encore à exprimer pleinement son talent. Laissons-lui un peu de temps. D’autres joueurs tentent encore de se situer au sein de ce système : Wissam Ben Yedder et Eden Ben Bassat sont les premières victimes de ce changement de cap. Car un vent d’Autan a bel et bien tourné. Le Danois Braithwaite bénéficie de la confiance du coach actuellement. Il marque (3 buts), les autres doutent. Eux qui étaient si en verve pourtant l’an passé (27 buts à eux deux en 2012-13 ; 1 chacun depuis 8 journées), n’arrivent plus à marquer. Et lorsqu’ils sont sur la bonne voie, c’est ou l’arbitre ou une taupe qui inverse le destin (cf : PSG-TFC). Cette destinée sera peut-être favorable à Jonathan Zébina, qui après maintes blessures, prendra le poste d’un Aymen Abdennour monumental en défense centrale. Le Tunisien est suspendu face à Nice, l’ancien capitaine sait donc ce qui lui reste à prouver.

 

par Mehdi Djebbari



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.