Le Stade attend ses invités de prestige

Un week-end sans match pour le Stade Toulousain, c’est assez rare pour être souligné. En attendant les trois réceptions et belles affiches, prévues dès samedi prochain avec la venue de Montpellier, les Champions de France bossent paisiblement. Beaucoup d’internationaux* ont quitté temporairement le navire, toutefois ce dernier affiche une forme croissante.

 

Battu de peu au Stade Français, Toulouse a su rectifier le tir en milieu de semaine contre les autres parisiens du Racing-Métro, s’octroyant au passage un bonus offensif et le trophée Pierre-de-Coubertin (32-13). Quatre essais au menu, un de l’excellent Luke Mc Alister, un de Gaël Fickou, un de Yoann Huget et pour finir, une conclusion pleine de sang-froid du meilleur marqueur du championnat : Vincent Clerc.

 

Toulon : rival tout trouvé

Cela fait quelques mois que le Top 14 a débuté, et déjà, il est possible de deviner quels seront les prétendants au Bouclier. Si Clermont reste au contact (2e), il est impossible de passer au travers du parcours toulonnais, exemplaire jusqu’ici. Finaliste l’an passé, il truste la première place et n’entend pas la lâcher si facilement. Le challenge est d’autant plus excitant pour Guy Novès et ses hommes, qui adorent l’adversité. L’an passé, on s’en rappelle encore, le Stade avait dominé outrageusement la saison régulière, il s’était logiquement imposé en finale face à Toulon, dans la continuité. A présent, la donne a été modifiée. Toulon a misé sur un recrutement massif, du côté d’Ernest Wallon on s’est attaché à recruter de l’international français en devenir. C’est le cas notamment de Gaël Fickou (18 ans et justement barré au Rugby Club de Toulon), du revenant Yoann Huget (25 ans) et de l’ancien du LOU: Antoine Guillamon (21 ans) : «Quand tout fonctionne ou presque, il est inutile de tenter des paris trop compliqués. Nous avons préféré cibler notre marché des transferts en Top14, il ne manque pas de talent», précisait le coach des lignes arrières, Jean-Baptiste Elissalde, en tout début de saison.

 

Montpellier, Clermont, les Ospreys

Invaincu et plutôt bien parti en H-Cup (2 victoires en autant de rencontres), Toulouse compte déjà deux défaites après dix journées. Rien d’alarmant évidemment, car au classement du Top14, le Stade s’accroche à une solide troisième place. Dès ce week-end, la réception de Montpellier permettra de situer davantage la forme des Rouge-et-Noir. Dans la continuité du succès face au Racing, cette opposition apparaît comme idéale juste avant la venue de Clermont, puis de la réception majuscule des Ospreys (Pays de Galles) au Stadium. Pour rassurer tout son monde, Toulouse se doit de remporter ces trois matchs qui s’enchaîneront à domicile. Il faudra néanmoins tenir compte des absences, plus des blessés, autre facteur prépondérant : «Notre groupe est élargi, les jeunes peuvent venir dépanner. C’est une des forces principales du Stade Toulousain. Cela fait des années que lors des périodes internationales, certains joueurs se révèlent», prévenait Maxime Médard, opérationnel depuis peu.

 

Albacete «out», Médard «in»

La mauvaise nouvelle est tombée dans la semaine, Patricio Albacete sera indisponible pour cinq semaines après une blessure à l’œil. Lui qui revenait en pleine forme du Four-Nations, le voilà désormais sur le flanc. A l’inverse, Maxime Médard voit le bout du tunnel après neuf mois de convalescence (rupture des ligaments). Il pourrait faire son retour assez vite, un peu comme Yann David l’a effectué les semaines précédentes. Une bien bonne nouvelle pour Guy Novès, qui récupère ainsi deux alternatives au sein de sa ligne de trois-quarts. Médard épaulera Poitrenaud au poste d’arrière, voire d’ailier en l’absence d’Huget. Le centre Yann David lui, pourra permettre à l’excellent Florian Fritz de souffler un peu. Au final, qu’ils soient jeunes, convalescents, ou retraités, tous parviennent à se faire une place au sein de l’effectif. C’est le cas par exemple de William Servat, actuel entraîneur des avants, mais qui a dû revêtir le bleu de chauffe deux fois d’affilée en tant que talonneur. Pénurie de spécialistes à ce poste exigeant, l’Ariégeois a pris sa licence et dépanne en attendant le retour de suspension de Christopher Tolofua et de la fin de la blessure de Gary Botha. Le moins que l’on puisse dire, c’est que pour l’instant, il reste l’un des plus convaincants, même six mois après avoir tiré un trait sur sa carrière de joueur. Exemplaire, il n’y a rien à dire de plus.

 

 

par Mehdi Djebbari



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