Le Stade a trouvé son «Goliath»

Le choc de cette 7e journée du Top14, opposera les deux finalistes de la dernière édition. D’un côté, Toulouse, dont la réputation n’est plus à faire, un palmarès unique et des atouts en pagaille. De l’autre, Toulon et ses paillettes. Ses joueurs aux salaires astronomiques, une mayonnaise qui a bien tourné et qui donne des indigestions à ceux qui y goutent. L’affiche ne tiendra pas forcément ses promesses, elle donnera par contre quelques indications à une semaine de la Coupe d’Europe.

 

Le temps du rodage touche à sa fin pour tout le monde, y compris pour le Stade Toulousain qui va rentrer dans le «dur» dès ce week-end en recevant Toulon, le finaliste de la saison passée. Rassurés depuis la belle victoire obtenue sur la pelouse de Bayonne la semaine dernière, les Rouge et Noir arrivent dans d’excellentes dispositions avant d’affronter Toulon samedi soir au Stadium. Ils affronteront donc le club de Mourad Boudjellal et enchaîneront sur un mois d’octobre couperet. Déplacements à Bègles, voyage à Trévise (Italie) en H-Cup et au Stade Français. Une seule réception: celle des Leicester Tigers (Angleterre), qui s’annonce épique. En Top14,  les joueurs accusent déjà deux défaites au compteur (à l’extérieur), ils n’en demeurent pas moins des favoris en vue de leur propre succession. Sans oublier la H-Cup, que Toulouse n’a plus gagné depuis 2010, laissant le titre à la redoutable armada du Leinster (Irlande). Alors quelle priorité se sont fixés les dirigeants cette saison ? Championnat ? Coupe d’Europe ? Il est toujours délicat d’évoquer un éventuel doublé, même si tous les joueurs y songent forcément. Plus qu’un exploit, cela relève d’une compétitivité maximale. Le trio Guy Novès / Jean-Baptiste Elissalde /  William Servat possède un groupe d’excellente qualité, il enregistrera bientôt le retour de Maxime Médard, un élément qui a manqué près de huit mois aux lignes arrières.

 

Duel fratricide de Rouge et Noir

 

Auteur d’un parcours parfait en six rencontres, le club du Var a retenu les leçons du récent passé. Cet été, il a encore recruté de nombreux joueurs de classe mondiale (Masoe, Michalak…) et possède l’effectif le plus qualitatif du Top 14. Même si l’opposition de ce week-end risque d’être légèrement faussée *, on devrait les retrouver dans le dernier carré au mois de mai prochain, et pourquoi pas dans un remake de la finale 2012, perdue 18-12 au Stade de France. En tout cas, cette équipe fait peur à un Guy Novès impressionné: «Je le suis effectivement. Gagner les six premiers matchs en les maîtrisant comme ça. Quand on voit ce qui va se déplacer au Stadium, on va y aller dans nos petits souliers… Mais si je suis admiratif, je ne suis pas béat ; samedi, on va essayer de s’accrocher». Peu importe qui sera aligné ce week-end. Equipe A, équipe B, cela n’est pas forcément révélateur du choc tant attendu: «Quelle différence y a-t-il entre Sheridan et Jenkins, entre Kennedy et Shaw, Bastareaud ou Mermoz, Michalak ou Wilkinson ? Clermont et le Stade Toulousain ont fait ça avant Toulon ; je ne vois pas où est le problème», expliquait-il en ce début de semaine. Si Clermont n’affiche plus autant de sérénité ces derniers temps, Toulon ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. A ce jour, il est le rival numéro 1. Toulouse doit marquer le coup, son public sera là pour pousser, pour voir aussi l’enfant du pays: Frédéric Michalak qui, et c’est une grande première, évoluera contre son club formateur, à moins d’être laissé au repos. De toute manière, vous êtes prévenus.

 

par Mehdi Djebbari

 



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