Le Penchak-Silat ; Art martial indonésien

Le peuple indonésien a su engendrer plusieurs techniques de combat à mains nues, ou accompagnées d’armes des plus étranges et des plus efficaces. Parmi elles, le Penchak-Silat, art martial riche et complet.

 
Le Penchak-Silat fait polémique depuis toujours. Certains grands maîtres de karaté ont même jugé que «Le Penchak-Silat est l’une des formes de combat la plus dangereuse, voire mortelle, qui n’ait jamais existé». Et pour cause, cet art martial existe depuis que l’homme a eu besoin de se défendre.
Cet art de combat spécifiquement indonésien et malaisien, le Penchak-Silat a été développé lors des invasions japonaise et hollandaise. Les Indonésiens tentaient d’adapter les techniques de défense des animaux à leur propre anatomie, jusqu’à devenir des hommes-tigres, des hommes-singes ou encore des hom- mes-serpents. Puis, les techniques ont évolué vers des gestes plus réfléchis et l’intérêt d’une défense collective a poussé les plus doués à enseigner les techniques à leur entourage. Ainsi, s’est propagé le Penchak-Silat qui doit être utilisé de façon responsable, dans le seul but de se défendre. A ce titre, l’entraînement permet d’apprendre à connaître et exploiter toutes les possibilités offertes par son propre corps, dans le but unique de se défendre. Mais la défense peut aussi bien être physique que psychique. En effet, la connaissance de son corps et de ses possibilités permet d’accéder à un certain état de sérénité et de lucidité : le contrôle de la peur et du stress permet de gérer au mieux certaines situations de conflit.

Le physique allié au mental

Le Penchak-Silat est avant tout une science de la maîtrise du corps et de l’esprit, un apprentissage de volonté et un entraînement à une extrême concentration.
Quatre notions restent essentielles pour la pratique du Penchak-Silat : le mental, le technique, la défense et l’aspect sportif.
Seul un entraînement assidu et motivé par une envie profonde, constitue l’un des aspects mental du Penchak-Silat. On ne pratique cet art martial correctement que si l’on sait pourquoi on l’a choisi et comment il a été créé. L’aspect mental réside ainsi dans la compréhension de ses propres motivations ainsi que celle du sport lui-même. Et, la technique est tout aussi importante. Il est nécessaire d’acquérir une connaissance approfondie de chaque mouvement, de chaque enchaînement et de travailler la souplesse, la puissance et la vitesse. Le but ultime étant de trouver la meilleure défense face à des attaques toujours différentes.
La fédération internationale a créé un cadre sportif réglementé afin que les athlètes puissent tester leurs connaissances et leur habileté à les utiliser. Lors des compétitions, ces derniers sont jugés sur leurs qualités physiques, techniques, tactiques et psychiques. Plusieurs types de compétitions existent aujourd’hui: le Tanding qui permet à 2 athlètes d’équipes différentes de s’affronter, le Tunggal où un sportif exécute un enchaînement de 100 mouvements mains nues et armé, le Ganda qui voit s’affronter 2 athlètes d’une même équipe au travers d’un enchaînement planifié et enfin, le Regu
dans lequel 3 sportifs exécutent un enchaînement de 100 mouvements mains nues.



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