Le pari de vous faire gagner

Depuis la légalisation des paris en ligne, en 2010, on a pu observer une déferlante de publicités pour des sites de pronostics. Mais afin d’éviter toute maladresse, le site internet toulousain de conseils en paris www.clic-pronostic.com; lancé par Thomas Jacquet, aide le joueur dans sa démarche. Rencontre avec le directeur du site.

 
Thomas Jacquet, comment est née l’idée de créer un tel site ?
J’ai toujours été passionné par le sport et les pronostics, et j’ai fait des études d’économie, ce qui m’a donné quelques connaissances dans la création d’entreprise. J’ai toujours eu envie de travailler pour moi, indépendamment, et j’ai réfléchi, avec des amis, à plusieurs projets. Nous avons mis une petite année avant d’arriver à l’idée finale et à la création de ce site, actif depuis décembre 2010.

Vous donnez donc des conseils de paris sportifs, mais quelle est votre expérience de ces milieux ?
Je pratique plusieurs sports. J’avais commencé par un peu de football, puis deux ans de natation, huit ans d’athlétisme, et enfin du rugby depuis un moment au TUC, en Fédérale 3. En ce qui concerne les paris, j’ai toujours suivi le “Loto Foot” de la Française Des Jeux puis les “cote et match” de près.

Si aujourd’hui vous deviez faire un premier bilan de votre activité, quel serait-il ?

Plutôt encourageant car nous avons un budget publicitaire assez limité mais nous sommes parvenus à atteindre un de nos premiers objectifs : nous comptons 200 membres gratuits, quelques membres payants, et avons franchi la barre des 1000 visiteurs. Depuis 15 jours les connexions au site doublent, ce qui est plutôt positif.

Comment votre société est-elle organisée ?
Elle est assez réduite. Un ami s’occupe des graphismes, un autre, à Paris, des relations avec les clients et des sports américains, et une dernière personne à Toulouse se charge du handball, du basket et du volley. Enfin, personnellement, je m’occupe du football, du rugby et du tennis, les sports dans lesquels se déroulent le plus de matchs.

Le football est le sport le plus aléatoire

En parlant de pari, n’en était-ce pas un gros justement de vouloir donner des conseils sur des événements aussi aléatoires que des rencontres sportives ?
Oui, effectivement, mais quand on y réfléchit bien, les conseils se basent sur des statistiques, ce qui réduit considérablement les possibilités. Les gens pensent que les paris sont aléatoires parce que, pour eux, il n’existe que le football. Il est vrai que ce sport reste le plus pronostiqué, pourtant il est aussi le plus incertain. Par exemple, des sports comme le volley-ball et le basket, n’ont a priori que deux possibilités de résultats, “perdu” ou “gagné”, tandis qu’en football, le joueur peut aussi parier sur le match nul ou même le nombre de buts… Nous observons ce phénomène dans nos résultats : c’est bien le football qui fait tomber notre taux de réussite à environ 70 %. Mais une fois la saison footballistique terminée, d’autres sports prendront la relève comme le tennis dont la saison sur terre battue vient de commencer. Nous avons enregistré quelques pronostics pour l’Open d’Australie, et avec les Masters 1 000… Je pense que les pronostics vont encore augmenter.

Avez-vous tenté de négocier un partenariat avec un(e) sportif(ve) pour vous rendre plus visible ?
Pas du tout. Pour l’instant, nous ne sommes pas encore allés vers des partenaires, nous estimions ne pas encore être assez crédibles, il nous fallait une légitimité. Je pense qu’au bout d’une année, nous aurons vraiment des chiffres précis et nous pourrons réellement commencer à démarcher et négocier des contrats. De plus, je ne suis pas tellement d’accord avec cette politique de communication.

Vous-même, êtes vous un vrai parieur ? Profitez-vous de vos conseils ?
Oui, c’est vrai que je joue quotidiennement. Je tente des petits coups que je n’ose pas trop mettre sur le site, pour ne pas faire baisser la moyenne et pour que les gens puissent gagner de l’argent avec les conseils du site. C’est quand même le but ! Je joue plutôt sur des paris à long terme comme le vainqueur d’une compétition dans lesquelles je parie sur plusieurs équipes, pour être sûr de récupérer quelque chose au final.

Comment organisez-vous l’analyse de toutes les rencontres sportives ?
Nous nous projetons sur 15 jours et effectuons une première sélection. Par exemple, sur la semaine, vingt matchs de foot vont avoir lieu, et sur le week-end, 50. Nous allons définir ces matchs en fonction des statistiques, c’est-à-dire, prendre les différents classements, regarder comment chaque équipe se comporte à domicile et à l’extérieur. Nous allons ensuite noter tous les matchs qui nous paraissent intéressants. Et, quelques jours avant l’événement, nous allons regarder les compositions d’équipes, les joueurs blessés et l’actualité de la semaine. Pour finir, nous sélectionnons, en fonction de la cote la plus intéressante, les matchs que nous allons analyser. Ce sont souvent des paris sur la Ligue 1 ou le championnat anglais, pourtant ce ne sont pas les plus intéressants. Je pense qu’il vaut mieux miser sur ceux des pays de l’Est, comme la Bulgarie, la Slovénie…

Avez-vous d’autres projets de développement ou de diversification ?
Dans le milieu du pari sportif, je ne pense pas. Mais nous avons d’autres idées comme la conception d’un jeu sportif en ligne. Cependant nous allons encore attendre quelques années pour mettre ce projet en route. D’abord nous allons nous concentrer sur le site, obtenir une base de données, les écussons de toutes les équipes d’Europe, ce qui est très dur à trouver, et améliorer l’interface du site…

Propos recueillis
par Edouard Lamarcq




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