Le Barrière Poker Tour abat ses cartes

450 joueurs de Texas Hold’em poker s’étaient affrontés l’an dernier. Pour cette seconde édition du 6 au 8 mars, le casino théâtre Barrière en espère toujours plus, français comme internationaux. La fièvre du poker s’empare de la ville rose, faites vos jeux.

 
Pas besoin d’être un as pour jouer au poker, mais pour remporter les 100 000 € promis au vainqueur, mieux vaut avoir une belle main. Une chance aujourd’hui offerte au plus grand nombre, cette seconde édition du Barrière Poker Tour (BPT) se voulant toujours plus démocratique. «Il y aura différents tournois avec différents prix d’entrée. Cela démarre à 75 €, mais pour le tournoi principal ce sera 1 500 €» explique Eric Michelet, directeur des jeux. Une formule agrémentée de différentes compétitions destinées aux perdants prématurés afin que personne ne reste sur le carreau.
Adapter son comportement à celui de ses adversaires, parier sur le jeu de son voisin plutôt que le sien, le Texas Hold’em est l’une des variantes les plus stratégiques du poker. Une technique de jeu dont la maîtrise requiert du temps et de la patience, mais évidemment aussi une certaine part de chance. «Cela reste un jeu de hasard, aléatoire. Pour autant ce sont souvent les mêmes que l’on retrouve sur les tables finales, ce qui prouve l’importance de la stratégie», poursuit Eric Michelet. Un aspect poussé à son paroxysme dans un jeu qui déchaîne les passions et met les nerfs à rude épreuve. Cris, applaudissements, le poker a également son lot de mauvais perdants ; preuve qu’argent et sport ne vont pas toujours de pair. Un art dont l’entraînement commence bien souvent par internet, avant que ces joueurs n’osent franchir le pas du casino. Une génération de joueurs née online et dont le style contraste avec celui des anciens joueurs adeptes du poker fermé. «Ce sont à 95 % des hommes, en moyenne âgés de 27 ans, d’horizons divers, de l’étudiant au chef d’entreprise, et qui ont tout un dress code (tenue exigée, ndlr) destiné à ne pas trahir leurs émotions. Ils n’ont que l’expérience du net et perdent souvent les moyens sur une table. Les lunettes noires ou les écouteurs sont donc là pour essayer de se dissimuler» analyse Eric Michelet. «C’est aussi une façon de s’identifier, d’avoir une sorte d’uniforme, de jouer un rôle. Il ne faut pas oublier que le poker reste un sport, un moyen de se confronter aux autres. C’est là tout son attrait» enchaîne David Parré, le directeur général du casino.

 

Faire du poker un véritable show

Ce sport jeune, né sur internet et relayé en France via Patrick Bruel et la chaîne cryptée, se cherche encore, même si son public s’élargit de jour en jour. «Les jeunes ont su s’adapter à la technicité d’un jeu qui est au départ facile. Ils sont en train de changer les codes, les stratégies, et une véritable mutation se faisant au détriment des plus anciens est en train d’opérer» explique Eric Michelet. Une évolution perpétuelle où la France tarde à combler son retard sur son homologue outre-Atlantique. Il est vrai que l’interdiction de jouer de manière onéreuse en ligne y est pour quelque chose, de même que la toute récente possibilité de le faire dans un casino. Ce qui est donc un jeu d’argent tarde à devenir un véritable show à l’américaine, mais le directeur du casino ne désespère pour autant pas d’y parvenir assez rapidement. «Le but du BPT est de mettre en avant le poker en France, et dès l’an prochain nous espérons pouvoir organiser le final du tournoi dans le grand théâtre, avec la possibilité de filmer l’événement. Cela fait partie de nos objectifs». En attendant, les amateurs sont attendus autour de la table. Et pas question de partager pour autant, les joueurs de poker ne sont pas des enfants de cœur.

Informations et inscriptions jusqu’au 1er mars sur le site internet du casino : www.barrierepoker.com

Maxime Razès


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