La «der des der» de la Bûche

A 34 ans, William Servat disputait samedi son dernier match avec l’équipe toulousaine. Au retour de vacances bien méritées, il intégrera le staff et deviendra responsable des avants.

 

Une dernière finale remportée au Stade de France, voilà le plus beau cadeau que les joueurs du Stade Toulousain pouvaient faire à leur talonneur, William Servat. Ce n’est désormais une surprise pour personne, il deviendra le nouvel entraîneur des avants rouge et noir, aux côtés de Guy Novès et de Jean-Baptiste Elissalde et remplacera un certain Yannick Bru, parti rejoindre le staff des Bleus pour une durée indéterminée : «Si on est parvenu à remporter ce match, on le doit beaucoup à notre paquet d’avants qui a été énorme. Nous voulions tous dédier cette victoire à William, qui partira sur un souvenir indélébile, mais aussi à tous les autres qui nous ont aidés dans les moments chauds, où le club était dépourvu d’internationaux», précisait Vincent Clerc.

 

Maniaque comme à son habitude

 

Premier toulousain à entrer sur la pelouse parisienne, Servat n’a pas dérogé à ses bonnes vieilles habitudes samedi. Il a effectué un tour de terrain dans le sens contraire des aiguilles d’une montre, comme s’il voulait revenir dans le passé. Au moment du coup d’envoi, c’est remonté comme une pendule qu’il est allé défier ses adversaires, volontaire et déterminé. Pendant les soixante-dix minutes durant lesquelles il a joué, il aura tout tenté, avançant centimètre par centimètre. Adroit aux lancers, il a permis aux siens de rivaliser dans le secteur de la touche, face à de redoutables toulonnais. Par contre, les Varois n’ont pas résisté dans le secteur de la mêlée, car ils se sont heurtés à une opposition bien osseuse. C’est simple, la première ligne composée de Census Johnston, de Gurthrö Steenkamp avec William Servat au milieu, a fait gagner de nombreux ballons aux Toulousains. Luke Mc Alister n’avait plus qu’à enfiler les pénalités, et ne s’en est pas privé. «La Bûche» lui, a été sanctionné d’un carton jaune à la 52e minute, suite à une altercation avec son vis-à-vis Sébastien Bruno. Un détail par rapport à la prestation de grande facture qu’il a livrée le reste du temps. Il était annoncé incertain, finalement, il aura porté le numéro 2 contre Castres en demies, puis contre Toulon dans la foulée. Il était bien évidemment très ému au coup de sifflet final. Les yeux rougis d’émotion, il a accompagné son capitaine Thierry Dusautoir au moment d’aller chercher ce fameux 19e Bouclier de Brennus de l’histoire du club. Le natif de St-Gaudens en aura conquis trois (en 2008, 2011, 2012), sans oublier trois Coupes d’Europe en 2003, 2005 et 2010. Il ne reste plus qu’à lui souhaiter la meilleure des reconversions possibles. Salut Champion, nul ne t’oubliera dès qu’il sera question d’évoquer le Stade Toulousain du troisième millénaire.

 

M.D



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