Kempé : « Nous disposons d’un très bel outil »

Tout récemment officialisé à la cellule commerciale du club qui l’a révélé au plus haut niveau, Christophe Kempé prend sa nouvelle mission très à cœur. Loin des parquets désormais, il va tenter d’insuffler un vent nouveau aux Fénix. Pour cela, il pourra compter sur l’aide d’un environnement de qualité, formé par des personnes qui partagent sa philosophie.

 

C’est comme si Christophe Kempé retrouvait sa résidence secondaire, lui qui avait quitté les Fénix il y a trois saisons à peine, après douze saisons au club (entre 1996 et 1999 et entre 2001 et 2010). Le voici désormais tout sourire, maintenant qu’il a été nommé au pôle du développement commercial en compagnie de Marina, la fille de son ancien sélectionneur en équipe de France, Claude Onesta. Sa mission est simple, Kempé devra prospecter en vue d’éventuels nouveaux partenaires et fidéliser ceux qui ont déjà été séduits par le handball au Palais des sports : « Je suis ravi de pouvoir assister de nouveau aux rencontres. Plus nous aurons de partenaires, plus on fera vivre le club. Mon boulot consistera à pérenniser le projet, en tout cas je vais tout faire pour. Nous disposons d’un très bel outil et nous espérons avancer et grandir avec la Division 1. Je suis motivé pour aller taper aux portes », précisait-il, satisfait de côtoyer de nouveau quelques-uns de ses anciens partenaires, à l’image de Jérôme Fernandez, Rémi Calvel et même les plus jeunes que sont Valentin Porte et Pierrick Chelle.

 

Séduit par le discours de Philippe Dallard

 

Premier supporter des Fénix, il suivait de loin l’actualité de son club de cœur à distance, même s’il avait dépanné en tant que speaker en 2011 juste après sa retraite sportive. Engagé chez Team One dans la foulée, il ressentait le besoin d’occuper ce temps libre dont il disposait, même si l’expérience aux côtés de Philippe Spanghero, Vincent Clerc et Grégory Lamboley l’avait pleinement épanoui. Christophe n’aime pas rester sans rien faire. Et même si sa famille tient une place prépondérante dans sa vie, un poste de la sorte chez « l’oiseau renaissant » ne pouvait que le booster. Lorsqu’il a rencontré le président Philippe Dallard, en place depuis une saison et demie désormais, il a tout de suite été convaincu par le discours ambitieux de ce dernier. Avec ce recrutement retentissant, le tout récent partenariat avec le FC Barcelone aussi, les arguments ne manquaient pas pour convaincre l’ancien pivot, champion olympique à Pékin en 2008 : « 13 ans au sein d’un club, ça marque un homme. J’ai connu la belle équipe de 1998, avec qui nous avons remporté la Coupe de France. Le collectif en place désormais, n’a rien à envier à cette génération. Les joueurs en place ont tout pour faire un grand coup en championnat, voire en coupe. Le président a gardé quelques anciens, puis a fait venir des mecs au potentiel fort intéressant. J’aurais aimé l’avoir comme dirigeant lorsque j’évoluais ici. Il est impliqué à tous les niveaux avec sa dimension humaine. Il est très bon gestionnaire et très bon chef d’entreprise aussi », poursuivait l’homme aux 178 sélections sous la tunique bleue.

 

Redorer le blason du handball toulousain

Après deux saisons galère, à tout faire en vue du maintien, le club toulousain espère franchir un cap parmi l’élite. Des moyens ont été mis en place, reste maintenant à matérialiser en gagnant des rencontres tout simplement : « Le calendrier n’est pas facile puisque le Fénix recevra le champion de France : le PSG, puis se déplacera à Dunkerque. Il ne faut pas partir perdant d’avance, car les gars ont effectué une très bonne préparation. Les retours après le tournoi So Toulouse ont été plus que positifs et j’encourage toute personne qui ne connaît pas ou peu le handball, à venir encourager cette équipe qui a besoin d’engouement autour d’elle. Aujourd’hui, nous comptons près de 250 abonnés, il faudrait que ce chiffre augmente au fil du temps, même si je suis conscient qu’il est difficile d’exister face au grand Stade Toulousain, voire du TFC », bouclait-il, quasiment persuadé que cette saison peut sourire à son club de cœur. Avec un effectif densifié, sans oublier la bonne étoile qui privera des blessures un maximum, il n’y a aucune raison pour que Christophe Kempé ait tort d’être confiant. A 38 ans, le natif d’Aubervilliers connaît ce sport comme sa poche, mais comme il le dit si bien : « Après, cela reste du sport. Tout peut arriver. » En espérant que cela puisse sourire à Toulouse, cette fois.

 

 

Mehdi Djebbari



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