Jérôme Fernandez «Nous sommes à notre place»

Blessé au pouce depuis près de deux mois, l’arrière gauche des Fénix : Jérôme Fernandez redevient opérationnel et voit enfin le bout du tunnel. A moins d’un mois du Mondial, il souhaiterait aider une dernière fois son club, mercredi à Sélestat, histoire d’arriver tout revigoré en sélection.

 

Jérôme, peut-on avoir des nouvelles de votre blessure. Avez-vous récupéré comme vous l’espériez ?

Ces neuf semaines sont passées assez vite dans l’ensemble. Cela m’a permis de faire plein de choses. Je me suis maintenu physiquement de manière à être opérationnel le plus vite possible. J’ai passé une radio en début de semaine et le résultat n’a pas été parfait. Cependant, je vais reprendre avec le groupe tranquillement, nous verrons bien comment cela évolue. Jouer contre St-Raphaël ce week-end sera impossible, par contre disputer quelques minutes à Sélestat mercredi, cela devient jouable. Il serait bête de prendre des risques inutiles cependant.

 

Vos partenaires des Fénix qui restent sur une belle série actuellement. Auriez-vous aimé les aider davantage ?

Oui ils se sont très bien débrouillés et moi je suis souvent resté à leurs côtés. Certains avaient besoin d’un temps d’adaptation. Sur mes deux mois d’absence, il y a eu un premier mois compliqué et dans la continuité, un mois de novembre plutôt intéressant. Il fallait le temps à tout le monde de digérer mon absence même si on s’est rendu compte que je n’étais pas indispensable. Aller chercher un match nul à Dunkerque en ayant tenu le score longtemps, enchaîner avec un succès probant contre Ivry à la maison, nous permet de rester à notre place. Nous visions douze points à la trêve, une victoire sur les deux rencontres qu’il nous reste et on sera dans les clous (Toulouse compte dix points et se positionne 8e sur 14).

 

Avez-vous craint le pire en votre absence ?

Y a des mecs qui se sont faits un peu plus violence. Par exemple Salva Puig a dû devenir plus buteur, Daouda a dû sortir davantage de parades. Miha Zvizej semble avoir trouvé son rythme de croisière, tout cela prouve que ce collectif possède vraiment le talent nécessaire afin de réaliser une bonne saison. A mon retour du Mondial en février, je vais essayer de ne pas briser cet équilibre actuel. Si je reviens bien, on pourra alors espérer réaliser une grosse deuxième partie de saison. Pour l’instant, nous sommes à notre place.

 

Du coup, vous serez disponible à 100 % pour le groupe France, qui partira disputer le Mondial en Espagne ?

Disons que dans un premier temps, j’aimerais retrouver des sensations. Arriver en sélection sans avoir touché la balle pendant presque trois mois, je pense que ça va être compliqué pour moi. Donc, j’ai envie d’être de retrouver l’entraînement normal le plus vite possible. Je n’ai pas besoin de beaucoup de temps pour prendre mes repères, mais il faudrait que je puisse jouer les matchs amicaux qui attaqueront début janvier. Sinon, je vais avoir trop de retard par rapport à mes coéquipiers.

 

Bien entendu, vous visez la victoire finale ? Quel serait le scénario idéal à vos yeux ?

Après la période compliquée que le handball français a traversée juste après les Jeux Olympiques, il a fallu se reconcentrer dans nos championnats respectifs. Certains à l’image de Niko Karabatic sont en pleine forme, c’est également le cas des Parisiens (Didier Dinart, Luc Abalo), du Montpelliérain Mickaël Guigou. On va aussi retrouver nos deux Allemands de Kiel, motivés comme jamais (Thierry Omeyer et Daniel Narcisse). En ce qui me concerne, je suis dans le même cas que William Accambray, qui est blessé lui aussi en ce moment. Je n’oublie pas Xavier Barrachet, qui galère depuis son transfert à l’Atletico Madrid. Vu notre état d’esprit du moment, on va tous y aller avec grand plaisir et envisager pourquoi pas, une finale contre l’Espagne sur leurs terres. Ce serait absolument fabuleux.

 

Mehdi Djebbari



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