Initiative; Un Tour de France alternatif

Pour sa première édition, l’Altertour, un tour de France cycliste sans dopage ni sponsor, fait escale dans notre département pour sa 20ème étape. Au programme le 25 juillet, animations, revendications et dégustations.
 


Un Tour de France sans dopage, sans sponsors et avec un ravitaillement bio ? Du rêve à la réalité, l’Altertour a pris les routes de France pour une balade cycliste sans enjeu, à l’initiative de plusieurs associations environnementales et sociales. Durant toute la durée du véritable Tour de France, des cyclistes amateurs profitent de l’occasion pour sensibiliser la population à la biodiversité et au retour à un sport propre. «Quand j’étais gamine, j’encourageais les coureurs sur la route du Tour. Aujourd’hui, ça ne m’intéresse plus car le sport est devenu du business, du fric», explique Nicole Crémel, militante engagée et faucheuse volontaire.
De Cazeneuve Montaut (départ à 8h) à la ferme de Lile à Veillevigne, les participants invitent toutes les bonnes volontés à les rejoindre sur un parcours de 126 kms rythmé par les valeurs de solidarité et l’envie de démontrer que le sport et l’agriculture n’ont pas besoin de dopage. En lieu et place des sponsors publicitaires, l’Altertour propose une information claire sur une culture des terres saine. En Haute-Garonne, le parcours tracé n’est pas innocent : les cyclistes emprunteront voies vertes et chemins de halage avec des haltes significatives. Vers 11 heures, ils seront à Carbonne pour un procès des détracteurs de la biodiversité avant de rejoindre les opposants aux Portes de Gascogne à Plaisance-du-Touch. Une longue pause sera de mise à Tournefeuille pour des dégustations bio et un marché paysan avec soutien aux bus-vélo écoles. En fin d’après-midi, les participants sont attendus Place du Capitole pour une exposition de vélocipèdes novateurs et une information sur la victoire des associations dans le cadre du projet de Liaison Multimodale Sud-Est. Enfin, la ferme de Lile sera la dernière escale du peloton pour un repas champêtre et diverses animations.
Si cet Altertour peut paraître futile et ses valeurs utopiques, il est au contraire pour les militants l’occasion de démontrer que tout est encore possible : «La seule humanité qui compte est celle qui s’oppose. Nous avons déjà gagné des batailles comme celle de l’étiquetage des produits alimentaires. Le mouvement ultralibéral est en décrépitude et continue pourtant dans le même sens. Nous sommes là pour préparer des alternatives à ce gâchis», conclut Nicole Crémel.

Sophie Orus


Plus d’infos :www.altertour.net



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