Il mérite la Une : Pascal Dupraz

©Franck Alix/JT
©Franck Alix/JT

Moteur et incarnation du sauvetage miraculeux du TFC la saison dernière, le coach Pascal Dupraz vient de reprendre le chemin de l’entraînement en compagnie de ses joueurs. Avec ambition. Avec toujours sa Savoie natale dans un coin de la tête. Avec une passion retrouvée pour l’équipe de France. Et avec ce mélange de bienveillance et de franc-parler qui ont tout de suite séduit les supporters toulousains.

Par Thomas Gourdin

Miracle. «Quelque chose d’émotionnellement fort, que seul le sport collectif peut donner. Comme un grand événement familial.» C’est ainsi que Pascal Dupraz se souvient de cette folle soirée du 14 mai à Angers, conclue par une victoire in extremis du TFC. L’ultime, celle qui a permis au club d’obtenir un maintien en Ligue 1 encore inespéré quelques semaines plus tôt.

Lucide. Aujourd’hui, le coach des Violets est «de retour sur terre». Parce qu’il sait que, dans le football, «on aime brûler ce qu’on a adoré par le passé». Et surtout parce qu’il ne veut pas revivre une saison aussi éprouvante. C’est le message qu’il a martelé à ses protégés : «Il ne faut craindre personne mais respecter tout le monde. À commencer par soi-même et par le club. Quelle est l’ambition des joueurs ? C’est la question que je leur ai posée.»

Adopté. Même s’il a «encore besoin du GPS» pour se déplacer, l’entraîneur a vite trouvé ses marques à Toulouse et au sein du club : «J’y suis en confiance, bien dans ma peau». Pascal “Dieupraz”, comme le surnomment les supporters, est même souvent interpellé, félicité, voire applaudi lorsqu’il se promène en ville. «C’est me faire trop d’honneur», avoue, gêné, celui qui a «avant tout besoin de (ses) joueurs» et qui prend le temps de répondre à chaque sollicitation.

Racines. Intégré dans la Ville rose, l’entraîneur n’en reste pas moins un vrai montagnard. Un Savoyard amoureux de sa terre natale, celle de ses parents dont il parle souvent et du club où il a tout connu, Evian-Thonon-Gaillard. «Que j’en sois parti un jour ou trois mois, la première chose que je fais en y revenant est d’ouvrir la fenêtre et de respirer un grand coup», relate-t-il.

Pardon. Pascal Dupraz assume : toujours contrarié par l’affaire du bus en 2010, il ne regardait plus les matchs de l’équipe de France. Mais ces nouveaux Bleus ont regagné son affection. «Ils sont passés tout près d’un truc énorme. Malgré la défaite en finale, il s’est passé quelque chose. Ils ont le sourire, vont au-devant des gens… C’est une rédemption», assure le coach.



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