Holiday on Ice; Le couple Abitbol-Bernadis en vedette

Passés professionnels en 2003 forts d’un très joli palmarès, le couple de patinage artistique Sarah Abitbol et Stéphane Bernadis ont intégré la troupe de Holiday on Ice pour leur dernier show “Energia”. Ils seront de passage à Toulouse pour 6 représentations du 19 au 22 mars. Rencontre avec Sarah Abitbol, atout charme de cette nouvelle création sur glace.

 
Sarah, comment passe-t-on de la compétition au gala ?
C’est complètement différente car en compétition, on est face à un jury et soumis à un règlement. Tandis qu’en gala, on est libre de faire ce que l’on veut. On patine pour le plaisir et le stress n’est plus le même. Le passage au professionnalisme n’a pas été très difficile pour nous car depuis l’âge de 18 ans, on tourne avec les autres membres de l’équipe de France sur des galas. On a toujours adoré ça ! Mais c’est aussi un moyen de continuer à patiner, contrairement à d’autres sports où quand on arrête la compétition, on doit se reconvertir.

Intégrer la troupe de Holiday on Ice était-il un rêve pour vous ?
Quand j’étais petite, j’avais vu Holiday on Ice à Nantes et j’ai tout de suite dit à mes parents que j’aimerais en être la vedette. Aujourd’hui, je suis ravie d’y participer car très peu d’élus peuvent atteindre un niveau technique assez élevé pour intégrer la troupe.

Justement, comment avez-vous été contactés avec Stéphane Bernadis ?
Je connaissais le producteur par le biais de galas que j’organise avec ma troupe de spectacles. Il m’a proposé de faire la première à Paris avec Stéphane. Puis ce producteur est parti et son remplaçant au sein de Holiday on Ice nous a demandé d’assurer toute la tournée car c’est important pour eux d’avoir des vedettes dans le show. Cette année, on fait un premier numéro avec la troupe mais sur le deuxième, on a été libres de monter ce qu’on voulait.

Pouvez-vous nous décrire la version 2009 de Holiday, “Energia” ?
C’est un peu la découverte de la vie et des éléments avec l’eau, la terre et le feu. Au départ, une planète descend du plafond sur une musique d’enfer ! Deux clowns, Ein et Stein, sont présents tout au long du spectacle pour nous faire découvrir au fur et à mesure des tableaux les différents thèmes. Il y a beaucoup de musiques énergétiques qui donnent une puissance au show car ce n’est pas que du patinage. Par exemple, une fille sur des échasses vient cracher du feu sur la glace, des clowns patinent sur une plate-forme, les costumes sont extraordinaires, les lumières fascinantes… De plus, l’émotion est au rendez-vous avec un final qui ravit toujours le public. Holiday on Ice, c’est une grosse machine : 44 patineurs, un staff d’une cinquantaine d’individus, environ 200 personnes en tout sur le spectacle…

 

Faire nos adieux sur la glace

Avez-vous été impressionnés par la technique de ces patineurs qui n’ont pas derrière eux votre carrière et votre expérience dans les grands championnats ?

Surtout au niveau de l’ensemble, sur les chorus où ils peuvent être jusqu’à 40 sur la glace. On est très impressionné par la précision de leurs mouvements, jusque dans l’attitude des doigts. Ils patinent au millimètre près, tous ensemble. Il y a un travail énorme derrière. D’autant plus qu’on enchaîne parfois trois représentations dans la même journée.

Pour la première fois, le public est mis à contribution…

Effectivement, les clowns jouent beaucoup avec les gens. Ils vont s’asseoir à leur place par exemple et les font participer.

Le public est-il différent en compétition et sur les galas ?

Oui, dans la mesure où il vient voir un spectacle et plus une compétition de patinage. On voit beaucoup de couples qui amènent leurs enfants par exemple. On les sent présents, ils se lèvent pour applaudir. Mais on retrouve aussi énormément de fans qui nous suivent dans les galas. A l’entracte, on organise avec Stéphane des séances de dédicaces et on les reconnaît !

Ce genre de shows aide-t-il à promouvoir le patinage artistique en tant que sport ?

C’est le plus beau spectacle du monde et surtout le plus populaire. C’est la référence du patinage depuis de nombreuses années. Quand on voit des enfants dans le public, on se dit qu’ils peuvent être séduits par le patinage…

Comment voyez-vous l’avenir avec votre partenaire ?
Notre rêve est de faire nos adieux sur notre propre spectacle, comme on l’aura décidé, avec nos costumes et nos producteurs. A travers ma troupe, j’ai envie personnellement d’apprendre aux patineurs à devenir artistes. Je veux continuer, mais derrière la barrière. Je coache déjà les nouveaux couples français quand je m’entraîne moi-même mais cela reste du conseil, du partage d’expérience. Repartir en compétition avec des athlètes de haut-niveau ne m’intéresse pas, je suis passée à autre chose.

Propos recueillis
par Sophie Orus


Holiday on Ice, “Energia”
Jeudi 19 mars à 20h30,
vendredi 20 mars à 20h30,
samedi 21 mars à 14h, 17h30 et 21 h

et dimanche 22 mars à 14h30
Au Zénith de Toulouse


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