Guy Novès a un plan

Délesté de la petite Coupe d’Europe après une défaite à Perpignan en quarts (19-30), Guy Novès prépare sagement ses troupes, en quête d’un vingtième Bouclier de Brennus pour le club le plus titré de l’Hexagone. A trois journées de la fin de la première phase, Toulouse donnera tout et essaiera d’éviter un maximum de pièges tendus.

Ce n’est pas au vieux singe que l’on va apprendre à faire la grimace, comme si Guy Novès en était à sa première saison avec le Stade Toulousain. A Perpignan, le sorcier avait décidé d’emmener ses plus solides jeunes, afin de voir comment ils pouvaient se débrouiller dans un contexte peu évident. Malgré la défaite, quelques-uns lui ont donné satisfaction, plutôt de bon augure alors qu’on approche évidemment du sprint final : « Je suis assez content du comportement général. Mon équipe aurait très bien pu gagner, avec un essai refusé qui n’avait pas lieu d’être notamment. Dans ces cas-là, je suis d’ailleurs favorable à l’arbitrage vidéo, car ça permet de prendre de vraies décisions, sans altérer le jeu du moment que le chronomètre est arrêté (…) En tout cas, l’équipe alignée a tout donné. Certains ont été très bons, d’autres moyens et d’autres voilà… On compte sur tout le monde de toute manière. Les trois derniers matchs de Top 14 seront très importants avant d’attaquer les barrages », précisait-il, maniant toujours aussi bien la langue de bois.

Plus frais que les autres

L’élimination en quarts de finale de l’Amlin Cup permettra au Stade Toulousain de bénéficier de deux week-ends de repos, un facteur prépondérant en vue de la course vers un troisième Brennus successif. Car même si Novès préfère minimiser les objectifs du club, prétextant qu’il faut prendre les rencontres les unes après les autres, son club disputera moins de rencontres que ses principaux rivaux (Toulon, Clermont), toujours engagés en H-Cup : « Après notre victoire in extremis à Paris (contre le Racing), il est primordial de maintenir cette bonne dynamique. A Montpellier, la victoire n’est pas impérative, mais il serait préférable de rentrer à la maison avec quelques points, d’autant plus que Clermont et Toulon s’affrontent. On va essayer de rester humbles, mais il faudra compter sur nous jusqu’au bout. Nos adversaires sont talentueux, il serait bien audacieux de nous prétendre favoris à notre propre succession », poursuivait l’homme aux 12 Brennus et aux 4 Coupe d’Europe, excusez du peu.

« Nos internationaux : tout le monde les connaît ! »


Déplacement à Montpellier, enchaîné d’une visite à Clermont puis d’une ultime réception de Grenoble, assurément le calendrier des Stadistes n’est pas forcément favorable. Actuellement troisièmes, les partenaires de Thierry Dusautoir termineront sans doute barragistes. Reste encore à l’assurer à domicile : « Il faut avancer pas à pas, tenir compte des formes du moment. Nos internationaux, tout le monde les connaît. Par contre, j’ai à ma disposition certains éléments intéressants, qui pourraient nous être utiles pour ces rencontres charnières. Le jeune Kakovin m’a donné entièrement satisfaction au poste de pilier droit. Quant à Edwin Maka, il m’a prouvé qu’il n’avait rien à envier aux deux secondes-lignes de l’USAP, qui sont quasiment au niveau international », parachevait Novès, qui a officiellement l’interdiction d’évoquer le recrutement des Rouge-et-Noir en vue de la saison prochaine. Après tous les problèmes qu’il a connus au poste de talonneur tout au long de la saison, on peut forcément envisager l’arrivée d’un joueur chevronné. Cela se confirmera d’autant plus, si Gary Botha n’est pas conservé, il resterait alors que Christopher Tolofua et… William Servat, dont le poste d’entraîneur des avants a souvent été délaissé, la faute à une pénurie flagrante au poste. Autre certitude concernant la mêlée cette fois. Luke Burgess a été prié de se trouver un club et le Sud-Africain du Castres Olympique Rory Kockott est annoncé avec insistance pour le remplacer : «Je n’ai pas le droit de parler pour le moment, alors je vais me taire sinon cela va m’attirer des ennuis ». Pas fou le Guy, de toute manière, il retombe toujours sur ses pattes.

 par Mehdi Djebbari



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