France/Paraguay; Les Bleus en recherche d’efficacité

Voilà près de 20 ans que Toulouse n’avait accueilli un match international de l’équipe de France. Un match qui a d’ailleurs soulevé la polémique entre la Fédération Française de Football et la nouvelle équipe dirigeante du Capitole. Les hommes de Pierre Cohen n’allaient pas s’en laisser compter par le prestige de leurs invités d’un soir.
C’est plus particulièrement, l’homme de terrain François Briançon, en sa qualité de Maire-adjoint au sport, qui a été le porte-parole des desiderata du Capitole : pour la FFF l’obligation de s’acquitter d’une taxe pour jouer au Stadium. Un précédent qui pourrait se transformer en jurisprudence, d’autant que bon nombre d’autres Maires de France n’ont pas caché leurs souhaits d’imiter dans le temps, les Toulousains. Finalement en “gens” bien intentionnés, les deux camps se sont mis d’accord sur une aide de 100 000 euros qui sera affectée aux petits clubs de la région. Une pratique responsable qui aurait dû être inscrite depuis toujours au programme des actions de la FFF, lors des rencontres de notre équipe nationale en région.

 

Match nul

A un ou deux éléments près, c’est quasiment l’Equipe de France type qui a affronté à Toulouse le Paraguay. Un adversaire qui n’était pas à négliger avec bon nombre de titulaires évoluant dans les meilleurs championnats européens notamment anglais et allemands. Une équipe du Paraguay qui, rappelons-le, nous a faits souffrir en 1998, en Coupe du Monde, à Lyon où les Bleus de Zidane n’avaient été délivrés, en prolongation, que par le fameux but en or de Laurent Blanc.  
Devant plus de 35 000 Toulousains enthousiastes et une pelouse humide, les Français ont pratiqué le beau jeu. En effet autour d’un Ribéry en pleine forme et d’un Makélélé fidèle à sa réputation, les Bleus ont su pratiquer un jeu à une touche de balle. Beau à voir, mais malheureusement inefficace. Par manque de précision voire de lucidité devant le but, les quelques occasions concédées par le Paraguay n’ont pu être décisives. D’autant que les poteaux, qui font partie du jeu, ont joué, en deux circonstances, le douzième homme pour les Sud-Américains. En fait un France-Paraguay qui n’a pas de quoi affoler Raymond Domenech. Ce dernier sait, par expérience, qu’un match sans enjeu véritable est, à quelques jours d’une compétition importante, surtout là pour donner du temps de jeu, régler les automatismes, prendre sa place sur le terrain et dans le jeu. A moins de 9 jours de l’Euro en Suisse, cette équipe de France en rodage a montré un beau visage, tant sur le plan technique que de vitesse de jeu. Si elle avait concrétisé par des buts ses deux actions franches, nous aurions été tous en admiration.  
En fait, à Toulouse, ce France-Paraguay avait tout du match de gala, de bienfaisance où la consigne première était surtout de ne pas se blesser. Au petit inventaire des satisfactions, on relèvera les classiques comme Coupet, Ribéry, Makélélé, mais aussi Benzema, Clerc, Toulalan et Nasri.
En conclusion, un match nul 0-0, mi-figue mi-raisin à l’image de ce qu’ont vécu tout au long de la saison les aficionados du ballon rond au Stadium de Toulouse… Vivement la saison prochaine…

André-Gérôme Gallego


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