Foot ; Le vague à l’âme des Bleus !

La défaite face à l’une des meilleures équipes du monde, l’Espagne, n’aurait rien eu de bien décevant, si les joueurs français avaient montré, un tant soi peu la volonté de mouiller le maillot. Au contraire c’est une équipe mal inspirée, peu motivée qui s’est exprimée dans son dernier match de préparation au Stade de France, 90 jours avant son premier match de Coupe du Monde.

 

Encore une fois, l’entraîneur français, Raymond Domenech, aura pris le maximum de critiques tant de la part du public que des spécialistes du domaine. Des critiques justifiées, car il est le patron des Bleus, le seul décideur dans sa composition comme dans sa manière d’évoluer sur le terrain, donc le premier responsable de toutes ces désillusions. Oui, dans sa com- position qui laisse quelques interrogations, comme le fait que des Ribéry, Benzema et consorts ne veulent pas jouer avec leur capitaine Thierry Henry et Nicolas Anelka. Alors, que de l’autre côté, les Réunionnais de l’équipe imposent leurs copains, d’Outre-Manche contre les autres candidats du Continent. On parle même d’une volonté d’éliminer un certain Yoann Gourcuff… Idem pour le Marseillais Benoît Cheyrou qui a fait le déplacement parisien pour rien. Et bien d’autres joueurs qui ne sont pas au goût des pseudos titulaires.
Le 2-0 infligé par l’Espagne, démontre s’il en était besoin que l’Equipe de France de foot est en pleine tourmente. Mais pas seulement, car que peut-on penser des caciques et autres Présidents de la Fédération Française de Foot ?

 

France plurielle

Sauf que le mal est bien plus profond que souligné par ces quelques contre performances. Car si la France avait pris de l’avance sur les autres pays grâce à ses centres de formations, aujourd’hui ce sont eux qui sont mis en balance. Tout simplement pour avoir trop mis l’accent sur le physique, ils n’auront pas cherché à mettre en évidence les techniciens, les artistes. Voire même oublié cette France plurielle à laquelle nous sommes tous attachés pour nous reconnaître en cette équipe nationale. Ici dans ces lieux de repérages comme de formations et plus qu’ailleurs, on fabrique surtout des tâcherons… Mais me direz-vous, ils réussissent très bien à l’étranger, avec justement ce talent bien spécifique voire ce label made in France. Oui, mais dans leur spécialité et dans des clubs où le plus est apporté par des joueurs aux qualités techniques et créatrices complémentaires. Ainsi, avec ses caractéristiques physiques : trop petit, d’apparence trop frêle, un Lionel Messi n’aurait jamais été retenu par un centre de formation français… Et pourtant il est devenu le meilleur joueur au monde. Cette réserve envers les centres de formations français n’est pas nouvelle. Souvenons-nous, qu’un certain Michel Platini avait été refusé à Metz ! Voyez Cantona qui a dû jouer à Manchester, où il était une idole, pour être véritablement reconnu en France. Un Laurent Blanc, dont on oublie de dire qu’il était souvent critiqué pour sa lenteur.

 

Nos entraîneurs devraient revoir leurs classiques

Plus récemment, Ribéry a été viré de Lille, avant de devenir le joueur que nous connaissons ! Sans compter ceux qui ne se sont pas accrochés et qui font aujourd’hui le bonheur des équipes des divisions inférieures, mais sans espoir d’atteindre un jour le niveau auquel leurs qualités techniques et tactiques auraient dû les faire accéder. Quel oeil, nos techniciens d’aujourd’hui ont sur les footballeurs français ? Telle pourrait être aussi la bonne question à se poser ! Quand on voit un Deschamps, l’un des artisans de la victoire en 98, mettre à Marseille et systématiquement, l’accent sur la nécessité d’un milieu physique, alors qu’il ne l’était pas lui-même. Mais surtout oublier sur le banc un Valbuena qui à chaque fois qu’il entre sur le terrain fait la différence, car il ne pense qu’à faire jouer les autres, les mettre dans les meilleures positions possibles. Oui, nos entraîneurs devraient revoir leurs classiques. Justement l’O.M. avec le cas Ben Arfa, le meilleur joueur de sa génération mais que personne ne sait faire jouer en France, ne sait lui donner sa chance. Quand on voit un Pagis, un pur talent, auquel quasiment aucun entraîneur n’a jamais fait entièrement confiance. Et combien d’autres, dont par exemple Yohan Cabaye, qui traîne plus ou moins sa misère à Lille et joue à 40 % de ce qu’il devrait exprimer, on est en droit de s’interroger sur les tendances footballistiques de nos entraîneurs.

 

Anelka crache dans la soupe

Et puis que dire de ces joueurs qui, le casque stéréo sur la tête, n’ont aucune communion avec leur public, ne chantent pas la Marseillaise, mâchouille leur chewing-gum pendant que l’on joue l’hymne national… Alors quand on sait que pour la plupart un mois de salaire correspond à ce qu’espère toucher un smicard durant toute sa carrière, 40 années de dur labeur, on peut se poser des questions sur les valeurs morales de tout ce petit monde…  
Et même et surtout, particulièrement en période de crise, s’il est bien logique que nos impôts servent aussi à les former, à les entretenir…
D’autant si justement, l’un des leurs, Nicolas Anelka, se permet même de dire que nous sommes un pays d’hypocrites et qu’il n’est pas question qu’il paie ses impôts en France. Le pays auquel il doit tout, car il a été formé avec nos impôts à Clairefontaine. Après sa blessure au genou, il a été soigné gratuitement grâce au système de santé français. C’est grâce à un club français, le Paris Saint-Germain, que sa carrière va décoller. Sans oublier tous ces bénévoles qui sur leurs deniers personnels, l’ont promené ici et là pour que sa passion puisse le mieux s’exprimer. En bref, comme écrira l’un de mes confrères, ce joueur doit tout à la France. Du salaire de ses parents, fonctionnaires d’Etat, en passant par son éducation, sa santé et sa réussite. Et alors… ? Eh bien, à l’image d’autres évadés fiscaux qui doivent tout ce qu’ils ont à la Mère Patrie, ce personnage crache dans la soupe…  

André Gérôme Gallego


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.