EURO 2016 : Toulouse se prépare

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À deux mois de l’arrivée dans la Ville rose du Championnat d’Europe de football, la municipalité a tenu à préciser quels moyens seront mis en place afin que l’expérience se passe du mieux possible.

 

Par Antoine Vergnaud

 

Vendredi 8 avril, différents élus se sont réunis afin de faire le point sur les différentes actions en marge de l’EURO 2016. Laurence Arribagé, adjointe au maire en charge des sports, a d’abord tenu à rappeler « le bonheur, la fierté et la motivation d’accueillir cette compétition à Toulouse, avec un tirage au sort de rêve ». Pour rappel, la Ville rose accueillera 4 rencontres, à savoir Espagne-R.Tchèque, Suède-Italie, Pays de Galles-Russie ainsi qu’un huitième de finale. Afin de « rayonner au niveau européen, et de renforcer le prestige de la ville », de nombreuses mesures ont été prises par la municipalité en partenariat avec l’UEFA, indique l’élue.

 

La sécurité, enjeu majeur de l’EURO 2016

 

La fan zone se tiendra sur les allées Jules Guesde, couvrira environ 8000 m2 et devrait pouvoir accueillir au maximum 12 000 personnes. 7 matches y seront retransmis : les quatre rencontres qui se joueront au stadium ainsi que celles de l’équipe de France. Et si l’endroit promet d’être « un espace convivial, familial et festif », comme l’indique Laurence Arribagé, il sera l’objet de mesures de sécurité draconiennes. « C’est l’enjeu majeur de cet EURO 2016, suite aux attentats de novembre ». Des caméras de vidéosurveillance seront installées sur la fan zone; l’accès à celle-ci commençant par des fouilles. Un poste médical sera également installé. Par ailleurs, une simulation d’attentat, pilotée par la préfecture, est prévue au stadium le 14 avril. Les supporters pourront profiter d’une « fan embassy », installée square Charles de Gaulle, derrière le Capitole, afin de se préparer avant les matches.

 

La municipalité a également dû mettre en place un plan de mobilité « très compliqué » selon Jean-Michel Lattes, adjoint au maire en charge des transports. Des liaisons pédestres avec le stadium seront dessinées « le trajet étant faisable à pied depuis le centre-ville ». Le tram, par mesure de sécurité, s’arrêtera à la station Arènes, alors que des navettes, bus et pôles taxis seront mis à disposition des supporters. 2 axes seront réservés aux 60 bus qu’accueillera Toulouse les jours de match : depuis Muret pour l’équipe A, depuis avenue Maréchal Juin pour l’équipe B. Le métro sera prolongé les jours de match afin de laisser aux supporters la possibilité de rentrer chez eux facilement. Des accès handicapés et taxis seront mis en place à proximité du stadium, en plus des deux accès secours orientés vers les hôpitaux toulousains. Un plan de mobilité « largement renforcé, par rapport à des contraintes de sécurité en plus de celles de circulation », termine Jean-Michel Lattes.

 

« À évènement exceptionnel, mesures exceptionnelles », Jean-Jacques Bolzan

 

Afin de valoriser la ville, et dans l’espoir de faire revenir les gens, des missions de promotion et de communication ont été réalisées. Sur internet ou à l’office de tourisme, des « City pass » seront disponibles, à des tarifs englobant les transports publics et des réductions chez les professionnels et sites touristiques partenaires. Quant à la gastronomie locale, elle sera valorisée, avec l’organisation d’un marché gourmand de produits du terroir, et l’ouverture des marchés du centre-ville les soirs de match.

 

320 bénévoles ont été recrutés afin d’orienter les supporters, notamment depuis l’aéroport ou la gare. Une cinquantaine d’entre eux ont par ailleurs reçu une formation aux premiers secours. Parallèlement à la compétition, de nombreuses animations sont prévues : concours de graff’, tournoi de foot à 5, tournoi de foot féminin, matches de kayak-foot et golf-foot, concerts musicaux sur les places du centre-ville, concours d’impro… dans le but de satisfaire les 250 000 personnes attendues.

Un évènement qui devrait « laisser une trace durable dans la Ville rose », selon Vincent Terrail-Novès, maire de Balma. Avec notamment des retombées économiques, estimées au minimum à 66 millions d’euros.



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