Enard : « Se maintenir, le plus beau des titres ! »

A quelques jours d’un rendez-vous capital en Coupe de France face à Narbonne (le 19), l’entraîneur des Spacers Cédric Enard, revient sur cette période contrastée que vivent les volleyeurs toulousains actuellement. Inquiet mais pas découragé, il espère un électrochoc permettant aux siens d’obtenir le maintien en Ligue A. Toulouse compte à ce jour, cinq points de retard sur Avignon, le premier non relégable et demeure 13e sur 14, avec 13 points.

 

Cédric, nous sommes à moins d’une semaine de la demi-finale de Coupe de France que vous allez disputer face à Narbonne. Cela représente-t-il une bouffée d’oxygène pour l’équipe qui peine en Ligue A ?

 

C’est une sensation particulière parce qu’il est difficile de ne pas être préoccupé par notre situation en Ligue A. Bien sûr, cela nous sert de bouffée d’oxygène et les joueurs n’ont aucun mal à mettre le championnat de côté. Loin de la pression du quotidien, ils peuvent jouer sans crainte et sans pression des conséquences que cela peut engendrer. Maintenant, on va affronter Narbonne, qui plus est à la maison. Si on passe en finale, il faut rester lucide. Le vainqueur de notre rencontre affrontera sans doute Tours, ce qui n’est pas un cadeau. Ceci dit, on ne minimise pas cette Coupe. Si on en est là aujourd’hui, cela prouve bien qu’il y a du talent dans cet effectif.

 

Comment expliquez-vous les performances en demi-teinte de votre équipe en championnat ?

 

Tout avait bien commencé pourtant. Après trois matchs, nous en étions à deux victoires et une défaite. Dès que le calendrier s’est corsé, nous avons été incapables de redresser la barre, ou de rester constants le temps d’une rencontre intégrale. Une fois dans le dur, il faut être très fort pour remonter à la surface. On a manqué d’un pointu efficace en première partie de saison. Mine de rien, c’est un détail qui a toute son importance. En janvier, nous avons effectué des progrès. J’attends encore plus néanmoins.

 

Ce week-end à Chaumont, vos joueurs semblaient dépassés dans de nombreux domaines. Avez-vous fait face à un vestiaire meurtri à l’issue de la rencontre perdue 3-0 ?

 

Il ne faut pas sous-estimer l’adversaire qui a crânement bien joué. Dans ce contexte très défavorable pour nous, avec une salle comble, un public qui vit pour le volley et qui encourage son équipe. En première manche, on parvient à se procurer quelques balles de set mais nous n’avons pas su enfoncer le clou. Par la suite, ils ont déroulé et nous au contraire, on a laissé filer le match. Après la rencontre, j’ai senti mes gars désabusés, mais pas abattus pour autant. Hier à l’entraînement, les mecs semblaient déterminés à redresser la barre. J’ai confiance en eux.

 

Avignon, le premier non-relégable possède une belle avance de cinq points sur vous. N’est-il pas trop tard pour réagir ?

 

 Je ne m’inquiète pas. Avignon va connaître un gros calendrier à son tour. Nous pouvons leur grappiller un ou deux points par ci par là. Nous les recevons dans cinq journées, la défaite sera alors interdite. En attendant, il va falloir se concentrer sur ce qui nous attend (réception de Nantes-Rezé) en pensant que chaque set détient sa part de vérité. Après ce qu’on a subi à Chaumont, j’attends une réaction d’orgueil des joueurs.

 

Une relégation serait-elle fatale pour le club des Spacers ?

 

Sportivement, cela représenterait un gros déficit d’exposition. Économiquement, cela n’engendrerait rien sur la viabilité du club. Les dirigeants ont fait le travail nécessaire pour que le naufrage soit évitable. Mais ne croyez pas que nous avons abdiqué, il reste encore des matchs, des points à prendre. On y laissera des plumes c’est évident. Le plus beau des titres, ça serait de nous maintenir. La Coupe de France, ce n’est que du bonus, même si ça permettrait au club d’obtenir son premier titre majeur.

par Mehdi Djebbari



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.